Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 14:33

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Sur Amazon.fr ou à la librairie " Les Mots à la Bouche
6, rue de la Bretonnerie - 75 004 - Paris 


Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Hétéro-friendly
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 23:37

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SI TU AVAIS ETE...

 

Angel of YS & Alexis HAYDEN

 

Bryan traverse l’une des périodes les plus compliquées de l’existence : l’adolescence.

Doutes, rébellion contre ses parents et quête d’identité : il fait face à tous les méandres que rencontre une personne dans l’apprentissage de l’âge adulte. Et bientôt, la différence. Son attirance pour Kévin qu’il a du mal à admettre et à avouer à ses parents et amis. Le questionnement, le refus, et puis la tentation. Cette histoire d’amour va lui faire découvrir tous les aspects de la passion : la rencontre, l’amour et le besoin de l’autre, puis la douleur, le manque et la perte.

Un roman plein de tendresse et d’émotion. Les auteurs y abordent des sujets aussi délicats que l’homosexualité à l’adolescence ou la relation entre parents et enfants devenus jeunes adultes. Voici un hymne à la tolérance et à l’amour, énoncé par des mots simples.

  

Un hymne à l’amour… ouais, ça me va bien comme définition. Finalement j’aurais presque préféré ce texte en 4ème de couverture, mais c’est trop tard !... Il faudrait qu’une âme charitable nous le rajoute en commentaire sur Amazon.   

Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Alexis hayden
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 14:27

Livre disponible sur Books.google.com

Tu n’aimes personne ? –  Si tu avais été…   Chapitre 6 (1)

Livre.jpgAu fil des heures passées ensemble, Kévin et moi nous forgions une solide amitié et une grande complicité qui allait durer toute notre vie. Je passais mon temps à me demander pourquoi il était aussi beau. J’épiais chaque petit détail, chaque mot prononcé qui aurait pu me faire penser qu’il éprouvait les mêmes sentiments que moi. Nous ne nous quittions plus. Je croyais qu’en devenant son ami, le tumulte se calmerait dans mon corps et dans ma tête mais je m’étais trompé. Car plus je le fréquentais, plus j’apprenais à le connaître, plus j’étais libre de lui parler, de le regarder, et plus je l’aimais. Mes sentiments, au lieu de s’émousser, en étaient chaque jour ravivés. Kévin était aussi une source d’inspiration extraordinaire. Après chaque rencontre, j’écrivais des pages et des pages dans mon journal. Chacun de ses rires, de ses gestes, de ses silences, de ses paroles, me fascinait.

 

Alors, je découvris un autre Kévin que je ne connaissais pas. Ce que j’avais vu de lui au lycée ne correspondait en rien à ce qu’il était en réalité. Je le croyais calme, il était assez speed et n’arrêtait pas de bouger. Je le croyais muet, avec moi il se défoulait. Nous parlions de tout… Non, pas de tout. Pas de nos sentiments. Sujet délicat qu’il n’est jamais facile d’aborder. Surtout quand on est amoureux. Mais l’était-il vraiment ? Comment le lui demander ? J’avais trop peur d’essuyer un refus, qui aurait anéanti tous mes espoirs. Pourtant plein de choses me réconfortaient. Notre photo sur son écran d’ordinateur, qu’il venait d’enlever d’ailleurs, comme pour s’en défendre, pour s’en cacher. Sa façon de me regarder, de me parler, de m’admirer… Car toi aussi, tu m’admirais, n’est-ce pas ? Toutes ces petites attentions que nous avions l’un pour l’autre.

Son air radieux quand il était à mes côtés… Ses crises de rire… Je ne m’étais jamais senti aussi heureux. Nous ne nous quittions plus. Les week-ends, nous passions des soirées à discuter et à rire. Un coup chez l’un, un coup chez l’autre. Avec moi, tu parlais beaucoup. Tu avais confiance. Tu te laissais aller. Que de mots, souvent sans importance, mais je guettais ceux qui en avaient. Ceux qui me feraient rêver. Ceux-là, je ne voulais pas les rater. Soudain, je dressais l’oreille, je te regardais interrogateur. Toi, tu le savais, tu attendais déjà ma réaction, avec ce sourire aux coins des lèvres. Tu faisais l’étonné, comme tu savais si bien le faire : « Ben quoi ! Qu’est-ce que j’ai dit ? » J’étais en extase devant toi. Tout ce que tu disais, tes regards malicieux, tes sourires moqueurs, tes mimiques… tout me fascinait ! Un soir où tu te sentais bien, tu me fis cette confidence :

-          Je ne savais pas qu’on pouvait être aussi heureux ! Avant, je n’étais pas malheureux mais…

-          Avant quoi ?

Tu étais devenu sérieux. Tu étais coincé alors autant dire la vérité :

-          Avant toi.

Je souriais… Fin de la conversation. Tout cela, je l’ai vécu, je l’ai savouré, je l’ai écrit ! C’était un plaisir d’écrire. Je n’en avais jamais eu autant.

Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Alexis hayden
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 11:05

Livre disponible sur Books.google.com

S'il apprenait que j'étais homo... - "Si tu avais été..."

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Il sortit pendant que les gendarmes enlevaient les menottes à Kévin et s’excusaient :

-          Désolés, nous ne pouvions pas savoir.

-          C’est un ancien militaire à la retraite. Il ne sait pas quoi faire de ses dix doigts. Il passe son temps à surveiller tout le monde dans le quartier, derrière ses volets. Il tire sur les piafs avec sa carabine et il dresse son chien contre les gens qui passent. Quand il est planqué derrière ses volets, sa femme n’ose même pas me dire bonjour, elle ne me salue que lorsqu’il n’est pas là et que les volets sont grands ouverts. C’est un malade mental mais celle-là, il ne nous l’avait encore jamais faite !

-          Tous les militaires ne sont pas des malades mentaux.

-          Non mais lui, c’en est un ! Il peut y avoir une autre guerre, il y aura toujours de gentils voisins pour nous dénoncer !

Les gendarmes n’apprécièrent guère cette dernière remarque sans rien relever pour autant. Ils s’excusèrent encore et sortirent. Je fermai la porte et mis le verrou. Kévin s’expliqua.

-          Oh la trouille que j’ai eue ! J’étais tranquillement installé avec toutes mes affaires étalées sur la table. J’ai entendu parler dehors mais je n’ai pas fait attention. Quand la porte d’entrée s’est ouverte, les gendarmes sont entrés, arme au poing. Nicky s’est mis à grogner. L’un des gendarmes l’a braqué avec sont pistolet en me disant : « maîtrisez votre chien ou je l’abats ! » J’ai vite pris Nicky dans mes bras. Ils m’ont demandé de l’isoler dans une pièce. Je l’ai enfermé dans la cuisine. Ils m’ont ensuite sauté dessus, immobilisé au sol et mis les menottes, ces malades ! Puis ton connard de voisin est entré en disant : « C’est lui, je le reconnais ! » Je ne comprenais plus rien !

J’avais envie de le prendre dans mes bras mais là encore, je n’osais pas. Je lui posai pudiquement la main sur l’épaule :

-          Et moi, la peur que j’ai eue lorsque j’ai vu le fourgon de flics devant la maison et la porte ouverte ! Le voisin, c’est un détraqué en retraite. Il bosse à mi-temps on ne sait où et le reste du temps, il s’emmerde. Il n’a pas compris que la guerre était finie ! Il a déjà pété un câble avec son voisin d’à côté. On a eu la paix pendant trois mois ! Et nous, juste en face, on est pile dans la ligne de mire…

-          La semaine prochaine, si je vois ses volets fermés, je lui ferai coucou avant d’entrer.

-          Non Kévin, s’il te plaît, joue pas à ça avec lui. Il est pire que con ! Ma mère va être folle quand je vais lui raconter ! La semaine prochaine, tu rentreras chez toi, ce sera plus simple, et je te rejoindrai. Je serai plus tranquille.

Kévin comprit ce que cela voulait dire, combien j’avais eu peur pour lui. Il me sourit. À peine libéré, Nicky nous fit la fête comme d’hab, et la vie reprit son cours ! Moi, ce que j’avais compris, c’était que j’avais un danger potentiel en face de chez moi. S’il apprenait un jour que j’étais homo, il ne me lâcherait plus.

 

 

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Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Alexis hayden
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 14:00

Livre disponible sur Books.google.com

Bref passage pour vous dire que je suis dans la misère… Ma Livebox clignote rouge à mort : plus de téléphone ni Internet… Quelle galère ! Heureusement France Télécom va venir me dépanner… l’année prochaine !

 

Sinon l’info du jour c’est que je fais de super promos sur Amazon.fr pour le livre « Si tu avais été… »

Bonne fin d’année à tous.  

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Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Hétéro-friendly
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 06:27

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Voici le mail que nous avons reçu d’un jeune homme qui venait de lire ce livre : « Si tu avais été… » Il retrace bien toute sa détresse face à l’incompréhension de son entourage.

 

« Angel, il est 6h14, je ne voulais t'envoyer de sms et te réveiller, je viens de finir le livre. Je suis dans tous mes états. Pourquoi ne pas avoir arrêté l'histoire après la naissance du gamin ? 

Je te dis pas comment je suis là. J'ai pleuré en une nuit, l'équivalent de ce que j'ai pleuré en 5 ans. J'en pleure encore. 

Je réfléchis de + en + à faire mon CO à la famille. Mais une fois que tout le monde le sait, il suffit de tomber sur des homophobes pour que ça finisse en drame. Il y a 13 fois + de suicide chez les jeunes homos que chez les hétéros. Le nombre de crimes homophobes ne diminue pas. Cela fait des mois que j'y réfléchi, j'ai peur, et ce livre m'y fait réfléchir encore +. J'en parlerai à mon meilleur ami, il m'a toujours dit que le jour de mon CO il voulait être là pour me soutenir.

Avant que je sache que ce livre existait, je comptais tout dire à la famille à noël. 

Je dois avouer que je suis un peu perdu là.

Je n'en veux nullement ni à toi ni à Alexis, au contraire, cela m'a, disons, ouvert un peu + les yeux, et que même si je sais qu'un jour il va falloir que je le dise, j'ai énormément peur. Peur de la réaction, peur des conséquences, peur de ce qui peut arriver. Le livre reprend à merveille toutes les étapes + ou - difficile du CO je trouve.

Mais bon, ce livre... je n'ai jamais rien ressenti de tel, jamais je ne m'étais mis autant dans la peau du personnage. 

Bon je te laisse, je dois me lever à 9h, j'ai cours ce matin.

Il fallait que je t'écrive maintenant, je ne pouvais attendre.

je t'embrasse bien fort Angel, à bientôt.

 

Guillaume.

 

PS: l'avantage du mail, c'est qu'on ne voit pas que les larmes tombent sur le papier et étalent l'encre.

 

Tout est dit je pense. En tout cas merci de m'avoir fait découvrir cette histoire, elle est magnifique. Même si j'aurai préféré que le livre s'arrête après la naissance du petit, au moins tout le monde est heureux. (Mais au nombre de pages qu'il me restait je me doutais que ça ne finirai pas aussi bien que ça. Comment peut-on s'en prendre à deux personnes dont l'amour est fusionnel comme le leur ? En lisant on se sent dans l'histoire aux côtés des héros. A la fin on a à la fois une peine immense et une rage qui nous envahit. J'avais le projet de m'investir dans la vie associative de défense des droits des gays, ce projet sera concrétisé, j'en fais le serment.)

Mais le monde n'est pas rose tous les jours. Et tous les faits racontés dans cette histoire, ils sont réels, cela existe réellement, il faudrait que beaucoup de personnes ouvrent les yeux sur le monde dans lequel on vit (on = les gays, bi, lesbiennes etc...). Je suis le premier à en souffrir, ma famille étant homophobe, mais j'envisage de + en + de faire mon CO, mais après la lecture du livre, j'ai peur des conséquences.

Il est vrai que dans le passé j'ai déjà tenté de mettre fin à mes jours par 3 fois. Mais la vie m'a rattrapé, alors je me suis dit que j'avais encore des choses à vivre. Un amour comme Bryan et Kévin, j'en rêve tous les jours, avec toutes les épreuves que ça endure, ils restent quand même soudés, même si à une période ils se font souffrir l'un l'autre, ils reconnaissent qu'ils se sont toujours aimés, même dans les pires disputes.

Bref je ne vais pas vous embêter + que ça.

Encore bravo pour ce livre, et merci de me l'avoir fait découvrir.

Bien à vous.

 

Guillaume. » 

 

Réponse :

 

Bonjour Guillaume.  

Première surprise : je ne pensais pas que tu le finirais en une nuit et ensuite je ne pensais pas que cette lecture déclencherait tant de sentiments négatifs. Je suis resté un peu cloué devant mon ordi en lisant ton mail. Nous aurions peut-être dû écrire une mise en garde, ce n’est qu’une histoire imaginaire, les personnages n’existent pas ou si peu. Tu as raison, l’histoire aurait pu s’arrêter à la naissance du gamin et c’aurait été un beau conte de fée, mais la vie ce n’est pas ça. Le but n’était pas de démoraliser les homos en leurs expliquant qu’ils ne seraient jamais compris car c’est faux. Les mentalités changent mais pas à la vitesse de la lumière. Je sens à quel point la fin t’a secoué, j’y vois pourtant un côté positif : pourrait-elle autant remuer les rares hétéros qui liront ce livre.

Je vais tenter de répondre à tous les points que tu soulèves mais il y en a tant…

Nous le savons tous, même si c’est encore un sujet tabou, qu’il y a beaucoup de suicides chez les jeunes homos et tu n’abordes pas ce sujet par hasard, mais ce n’est en aucun cas la solution tu l’as compris et ce n’est surtout pas le message du livre. La semaine dernière un psy expliquait à la télé que de même qu’il y a les droitiers et les gauchers, il y a les homos et les hétéros. Seulement il ne faut pas oublier que pendant des décennies on a obligé les gauchers à écrire de la main droite. Alors combien en faudra-t-il encore pour admettre cette autre vérité ? Il ne suffit pas de clamer ces choses à la télé, peut-être faudrait-il le faire dans les écoles et de bonne heure.

Tu parles ensuite de ton CO et de le faire en famille à Noël. Je suis complètement inapte à te donner des conseils, Angel sera forcément plus qualifié que moi. Je ne sais qu’une chose pour l’avoir maintes fois lu sur un site canadien www.AlterHéros.com que tu connais peut-être. Tous les jeunes qui disent l’avoir fait à Noël en gardent un mauvais souvenir. Affronter toute la famille un soir où tout le monde a un peu bu, n’est sûrement pas le bon plan. Discute-z-en avec Angel. Je ne te connais pas mais beaucoup de jeunes avouent après avoir fait leur CO en privé à leur mère ou à leur père, qu’ils se sont entendu dire : « On s’en doutait un peu. » Dans l’histoire Bryan s’en fait tout un monde de le dire à sa mère et puis finalement ça ne se passe pas si mal. Je parle comme un livre, c’est le cas de le dire, moi qui suis plutôt du genre à faire profil bas. Je ne peux qu’être admiratif devant Angel qui au contraire marche tête haute, en se disant : je suis comme je suis, point à la ligne. J’ai encore pu le constaté le week-end dernier. Tu dis être déterminé à t'investir dans la vie associative de défense des droits des gays, c’est bien. Moi je crois qu’il faudrait surtout s’investir dans la rééducation des homophobes… mais là c’est un autre programme.

Désolé Guillaume. de t’avoir empêché de dormir cette nuit et de te laisser au matin dans un tel état. Bon courage, j’espère que tout va s’arranger pour toi, il faut parfois laisser faire le temps mais en aucun cas baisser les bras.

Amicalement, Alexis.  

Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : trop dure la vie....
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 10:05

Livre disponible sur Books.google.com

Vous êtes en infraction jeune homme! - "Si tu avais été..."


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Le jeudi suivant, c’était lui qui finissait plus tard. Il me demanda s’il pouvait me rejoindre à la maison. Alors nous décidâmes de faire ainsi chaque semaine. Je demandai même à ma mère si je pouvais lui donner une clé de la maison pour lui éviter d’attendre dans le jardin. Elle s’entendait très bien avec Martine et, n’ayant aucune raison de se méfier de son fils, elle accepta. Elle était ravie de cette soudaine amitié qui semblait nous unir. Pourtant, elle commençait à me regarder bizarrement. À son regard, je compris que je n’étais pas assez méfiant… surtout ne pas se dévoiler !

Je n’oublierai jamais la mine réjouie de Kévin lorsque je lui remis cette clé, la clé de chez moi, tout un symbole.

La première semaine, tout se passa bien. Le lundi, je retrouvais Kévin à la maison, installé sur le canapé, en plein travail. La semaine suivante lorsque j’arrivais, un camion de gendarmerie était stationné devant la maison. La porte d’entrée était grande ouverte. J’entrai le cœur battant. Kévin, menottes aux poignets, était entouré de quatre gendarmes. Il avait l’air inquiet et paniqué. Il y avait aussi le voisin d’en face. Lorsqu’il me vit :

-          Ah, vous voilà ! J’ai appelé la police. J’ai surpris un cambrioleur !

Je ne comprenais rien.

-          Un cambrioleur ! Mais quel cambrioleur ?

L’un des gendarmes me salua :

-          Bonjour Monsieur, qui êtes-vous ?

-          Comment ça qui je suis ! J’habite ici, qu’est-ce que vous faites chez moi ?

Le gendarme continua :

-          Comment vous appelez-vous ?

-          Bryan Darnau.

-          Vous avez une pièce d’identité ?

Aussi absurde que cela puisse paraître, je m’exécutai. Je sortis mon portefeuille et lui tendis ma carte d’identité.

-          Vous n’habitez pas ici. Votre adresse est à Paris.

-          J’habitais à Paris, je n’ai pas fait le changement d’adresse.

-          Vous êtes en infraction jeune homme !

-          Vous entrez chez moi et vous menottez à mon copain. Tout ça pour me dire que je ne suis pas en règle ?

-          Ne le prenez pas sur ce ton, nous n’y sommes pour rien. Vous connaissez cette personne ?

-          Je viens de vous le dire, c’est un copain. On se retrouve ici tous les soirs pour travailler. Enlevez-lui ces menottes, il n’est pas entré par effraction. C’est moi qui lui ai donné la clé !

-          Calmez-vous, nous ne pouvions pas savoir. Comme votre voisin nous a appelés, nous sommes venus.

Furieux, je me tournai vers le voisin qui n’osait plus rien dire.

-          De quoi vous mêlez-vous ? En quoi ce qu’il se passe chez moi vous concerne ? Vous passez votre temps à nous surveiller derrière vos volets à moitié fermés alors ne me dites pas que vous ne l’avez pas reconnu ! C’était juste pour foutre le bordel ?

-          Ça m’apprendra à vouloir rendre service !

Le voisin allait sortir lorsque le gendarme l’interpella.

-          Ne vous sauvez pas monsieur. J’ai deux mots à vous dire. Attendez-moi dehors.

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Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Hétéro-friendly
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 13:12

Livre disponible sur Books.google.com


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Au début, il nous fallait toujours un prétexte pour passer quelques instants ensemble. Ou plutôt la fin de l’après-midi car nous ne nous quittions rarement avant dix-huit heures, lorsque nos mères rentraient de leur travail. Deux jours par semaine, le lundi et le jeudi, nous ne finissions pas les cours à la même heure. Nous n’osions pas nous attendre, alors chacun rentrait chez soi. Jusqu’au jour où Kévin, qui finissait plus tôt et qui aimait bien bousculer nos habitudes, vint m’attendre à la maison. Je le retrouvai assis sur une chaise du jardin où il lisait tranquillement. Qu’il était beau ! Comme j’aurais aimé prendre cette photo… Encore une image que je n’oublierai jamais. J’étais surpris et heureux qu’il ait pensé à moi. En le voyant sur cette chaise, je compris qu’avec lui, j’irai toujours de surprise en surprise. Alors, il invoqua une raison.

-          Je n’avais pas trop envie de rentrer chez moi tout seul !

-          Génial ! T’as bien fait !

-          Avant, j’étais toujours seul et ça ne me gênait pas. Mais depuis que je te connais, j’en ai plus trop envie…

Il fit une petite grimace en prononçant la fin de la phrase, comme s’il souffrait… Je ne savais pas quoi répondre. J’étais trop content qu’il soit là, à me dire de telles choses. Comment lui dire que j’éprouvais moi aussi ce grand vide ? Je le regardais, ravi et souriant.

-            Qu’est-ce qui te fait rire ?

-            Toi ! Tu troubles mes habitudes. C’est nouveau pour moi. J’adore ça ! Tu viens ?

Bien que j’en meure d’envie, je n’osai pas le prendre par le cou. Alors je le pris par le bras et l’entraînai chez moi, en répétant :

-            C’est génial ! T’as très bien fait !

Nicky nous attendait. Quand Kévin le vit :

-          J’ai cherché « dogue » dans le dictionnaire. La définition c’est : « chien de garde à face plate ! »

Tout ce qu’il disait me bouleversait. Il venait m’attendre chez moi et quand il était chez lui, il pensait à moi et à mon chien ! Ce dont je rêvais venait de se réaliser : j’étais entré dans sa vie. J’avais fait ma place dans son esprit et dans sa mémoire…

-          Je vais t’appeler : « Nicky, face de lune ! », ai-je dit à mon chien en prenant l’accent chinois.

Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Alexis hayden
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 01:33
les mots à la bouche















Cette Librairie « Les mots à la bouche » se situe 6 rue Sainte Croix la Bretonnerie à Paris 75 004 et depuis peu, sur le site et dans le catalogue sous la référence 20 943 se trouve le livre « Si tu avais été… » Mais le titre suffit pour le trouver. Avec une petite fiche, un bref résumé (ce que Chapitre.com ne sais pas faire. Snif!) et une belle photo. Cool! Impossible de créer un raccourci, il faut vraiment passer par le catalogue. Impossible aussi de centrer l'image au-dessus du texte. (Pas doué le mec!) J'en ai marre, j'abandonne. Désolé Alice je n'ai pas l'esprit aussi combatif que ton Gladiateur!  
Finalement trois semaines plutard... Je l'ai trouvé le raccourci.  J'aurais peut-être pu être gladiateur !... 



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Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Alexis hayden
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 10:36

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Kévin, qui me posait dix mille questions chaque jour, n’était pas toujours disposé à répondre aux miennes. C’était un jeu. Il me laissait souvent languir et croire qu’il ne me répondrait pas ou qu’il ne ferait pas ce que je lui demandais. Ainsi, en ce lendemain de brocante où je rêvais de voir les photos qu’il avait prises la veille…

-          Je peux voir tes photos ?

-          Quelles photos ?

-          Celles que tu as prises hier.

-          Tu sais, ce ne sont que des photos ordinaires…

-          Oui, mais j’aimerais bien les voir !

-          Pourquoi ?

-          Par curiosité et pour aussi les garder en souvenir. Je n’avais pas mon appareil.

-          En souvenir de quoi ? De la brocante ?

-          En souvenir d’une journée mémorable.

-          Pourquoi mémorable ?

-          Pourquoi ? Pourquoi ? Je ne sais pas. Tu fais exprès ? Il te faut toujours des raisons pour tout ?

-          On ne fait jamais rien sans raison.

-          Parce que j’ai passé une journée formidable, pas toi ? Et que je n’ai pas envie de l’oublier. Seulement je n’avais pas mon appareil. Alors comme toi, t’as mitraillé tout le monde…

-          J’ai mitraillé tout le monde ?

-          Oui, t’as mitraillé tout le monde. Combien t’en as pris en tout ?

-          Je ne sais pas. Je n’ai pas compté.

Il continua de discuter mais n’allumait toujours pas son ordinateur.

-          Si j’avais pu, j’aurais tout filmé, dis-je. Ça ne t’arrive jamais d’avoir envie de filmer tout ce que tu vis, tout ce que tu vois ? Avoir une caméra à la place des yeux et te repasser le soir tout ce que t’as vécu dans la journée ?

-          Parfois oui, parfois non. Quand c’est une mauvaise journée, je préfère oublier.

-          Oui mais hier, c’était une bonne journée !

-          Oui.

-          Alors tu me les montres ?

Résigné, il finit par mettre son ordi en marche et là je compris pourquoi il se faisait tant prier. Ce qu’il venait de dire était fondé, on ne fait jamais rien sans raison. En allumant son ordinateur, il tenta d’attirer mon attention sur sa peinture. Il ouvrit très vite son fichier photos mais j’eus le temps de voir celle qu’il avait mise en fond d’écran. Celle que Martine avait prise la veille, où nous étions tous les deux bras dessus, bras dessous. Je fis celui qui n’avait rien vu mais j’étais bouleversé. Ses photos étaient très réussies. J’avais raison : il m’avait mitraillé… Je le félicitai, sortis ma clef USB et lui pompai toute la collection. Enfin j’avais des photos de lui ! Je n’aurais plus à me torturer l’esprit quand je ne me souviendrais plus de son visage.

Ce soir-là fut le premier d’une longue série où je rentrais chez moi heureux, la tête dans les étoiles. Je l’avais enfin en photo et la mienne était chez lui sur son écran d’ordinateur ! Ça ne pouvait pas être par hasard ! J’étais troublé et déconcerté.

 

On ne fait jamais rien sans raison. – Si tu avais été… –  Chapitre 5 (6)
Par Alexis Hayden - Publié dans : Littérature - Communauté : Hétéro-friendly
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Présentation

Si tu avais été...

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Résumé :

 

SI TU AVAIS ETE...

d’Angelofys  &  Alexis HAYDEN

 

Bryan traverse l’une des périodes les plus compliquées de l’existence : l’adolescence.

Doutes, rébellion contre ses parents et quête d’identité : il fait face à tous les méandres que rencontre une personne dans l’apprentissage de l’âge adulte. Et bientôt, la différence. Son attirance pour Kévin qu’il a du mal à admettre et à avouer à ses parents et amis. Le questionnement, le refus, et puis la tentation. Cette histoire d’amour va lui faire découvrir tous les aspects de la passion : la rencontre, l’amour et le besoin de l’autre, puis la douleur, le manque et la perte.

 

Un roman plein de tendresse et d’émotion. Les auteurs y abordent des sujets aussi délicats que l’homosexualité à l’adolescence ou la relation entre parents et enfants devenus jeunes adultes. Voici un hymne à la tolérance et à l’amour, énoncé par des mots simples.

 

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