Quelle heure est-il ? – mais ne devrait-on pas dire : qu’elle heure est-elle ? Puisque c’est féminin. – À peine arrivé à Roissy, devant le panneau d’affichage, je cherche une horloge. Et oui, car j’ai la fâcheuse habitude de mettre ma montre au poignet gauche. Et quand on a son portable (l’ordi) dans la main droite et son sac de femme dans la main gauche… pas facile de regarder sa montre ! Je dis « sac de femme » non pas qu’il en ait l’allure, sa seule ressemblance avec le sac d’une femme se limite à son poids. J Et pourtant pour trois jours, je n’ai pris que le minimum mais plusieurs minimums ensemble dans un même sac… qu’est-ce que c’est lourd !

Donc je cherche l’horloge, je ne suis pas en retard mais c’est une vraie manie chez-moi, il faut que je sache l’heure qu’il est. (Personne n’est parfait !) Seulement j’ai oublié que s’il est un sujet tabou dans les aéroports c’est bien l’heure. Vu qu’ils sont toujours en retard, les pendules… ils les planquent ! On trouve de tout sur le panneau d’affichage… Toutes les destinations dont on se fout complètement.

-           Ça y est, ils ont annulé mon vol ! Non, ouf !

Il est là sous mes yeux stupéfaits et je ne me lasse pas de le regarder. Ils ont même poussé l’ironie d’un renseignement supplémentaire : « À l’heure. » Le problème c’est qu’ils ne précisent pas laquelle. De chaque côté du panneau il y a même deux grands écrans qui diffusent en permanence des dessins animés, sans le son bien sûr. Génial ! Depuis le temps que je voulais en voir un ! Mais pas de pendule. Ah si, en tout petit dans un angle du panneau.

Après avoir répondu à 10 000 questions indiscrètes sur le contenu de mes bagages, de m’avoir dépouillé de mes chaussures, de ma ceinture et de mes lacets… C’est bon, je ne suis pas venu pour me suicidé ! Accès autorisé en salle d’embarquement.  Enfin… Au terminal D on ne peut plus appeler ça une salle. C’est un couloir d’embarquement, dans lequel chacun cherche sa porte vu quelles sont toutes en enfilade. Mais avec tous les gens qui ont eu la fâcheuse idée de vouloir prendre l’avion le même jour que moi… pas facile…

Le temps de boire un café et me voilà devant un gros dilemme. En face de moi : deux poubelles sur lesquelles, pour aider sûrement, un mec d’ADP – pensant probablement que les passagers ne savent pas lire – a fait de magnifiques dessins. Heu… si tu veux mon humble avis, t’aurais mieux fait d’écrire. Le gobelet en carton – enfin ça ressemble à du carton – j’ai trouvé. Mais le papier de mon sachet de sucre et la petite cuillère en plastic… pas facile.

Alors puisqu’il faut sauver la planète, j’ai regardé à l’intérieur des poubelles et j’ai fait comme mes prédécesseurs : Am… Stram… Gram…          

Dans certains aéroports les toilettes c’est royale… la suite nuptiale ! À Roissy c’est la moitié du quart d’un tout petit studio, plus petit… on ne peut pas. Avec un avantage toutefois c’est qu’au moment où j’allais entrer, j’ai croisé un copain que je n’avais pas revu depuis deux ans. Moralité : si vous voulez revoir un ami que vous avez perdu de vue mais qui voyage souvent, campez à l’entrée des toilettes du terminal D. Vous ne pourrez pas le rater car on y passe tous un jour !

(À suivre…)           

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