Avec toutes ces histoires, je n’ai même pas fini de vous parler de mon petit voyage à Perpignan.

Le lundi soir nous étions en Espagne, parait que c’est l’Europe, la libre circulation etc. Pourtant ce que j’ai passé sur l’autoroute ressemblait bigrement à une frontière et les mecs en bleu avaient des têtes de douaniers ! El Bingo, c’est un restaurant à La Jonquera fortement déconseillé aux végétariens.

Le lendemain nous allions à Toulon. Sur l’autoroute : quatre péages deux radars pas le temps de s’ennuyer. Et oui, il faut payer la gabelle dans chaque département !  

Mercredi je voyageais seul.

-           Et n’oublie pas que ta voiture est restée à Orly !

Ben si justement j’avais oublié. Tête en l’air comme je suis j’aurais été capable de prendre le bus pour Roissy et de laisser ma voiture à Orly.

 Dans l’avion du retour avec mon éternel jus de pomme – non, non, pas fermenté – l’hôtesse me posa la non moins éternelle question :

-           Biscuit salé ou sucré ?

Il était 15H30 c’était l’heure du sucré. Mais ce qui m’a tué c’est que d’un air complice elle m’en ait donné deux, genre : « je vous ai reconnu petit gourmant ! » Un m’aurait suffit. Si elle ne me les avait pas donnés je m’en serais foutu car j’avais en secours plein de nougats espagnols aux amandes dans mon sac. Ce sont les meilleurs, Montélimar à côté de la rigolade !

C’était gentil, un cadeau ça ne se refuse pas. Aurais-je une tête de croque-mort gourment ? J’étais plié de rire. Moi aussi parfois on doit me prendre pour un taré ! J’ai eu deux gâteux et deux sièges vides à côté de moi, génial, l’espace dans l’espace !

Pourquoi les nuages gris et laids vus du sol sont-ils si beaux vus d’au dessus, éclairés par le soleil ? J’y ai vu de tout : une tortue géante des mers avec une moustache. Ben si désolé, elle avait une moustache ! Un ours, un chien, E.T. avec des yeux immenses qui nous regardait passer, nous avons même croisé un concorde qui s’est très vite métamorphosé en crocodile ! Et soudain devant nous une falaise immense qui m’en rappelait une autre, sûr on allait se la payer ! Celle-là c’était moins grave. Alors nous nous sommes fait tabasser comme des malades. L’hôtesse s’agrippait à son chariot à roulettes en tentant de garder le sourire et en affirmant comme pour nous rassurer :

-           Ça arrive !

Mais sous ce masque on en devinait un autre plus douloureux.

Début de descente, je range ma tablette, ma feuille et mon stylo. Bruit étrange à l’extérieur, le pilote vient de sortir les aérofreins ! Holà, on a affaire à un brutal, ça va saigner ! Ce fut tout le contraire, atterrissage tout en douceur.

Au sol j’ai revu un autre concorde, décidément… Mais pas de crocodiles.

À Orly les chauffeurs de taxis étaient masqués comme des JI ! C’est la guerre ou quoi ? On me l’aurait dit !      

 

 

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