Allez, un petit dernier et on en parle plus. Sans rancune, enfin presque !

J’aime rêver. Je veux parler de véritables rêves, pas les yeux ouverts. Les rêves dont on se réveille le matin, chahuté, retourné et fragilisé.

Ceux dont je n’ai qu’une envie quand j’émerge, c’est de choper une feuille et un stylo pour en noter tous les détails. Car si je ne le fais pas, les images s’envolent aussi vite qu’elles sont venues. Snif !

Heureusement les miens ne sont pas prémonitoires, car sinon j’aurais déjà enterré la moitié de mes amis et de ma famille. Bon j’abuse, peut-être pas la moitié mais une bonne partie. Surtout qu’hélas je n’ai pas besoin des rêves pour ça. Dans mes rêves je joue souvent les Jessica Fletcher, vous savez la nana dans Arabesque. Pas pour le look – je vous vois venir – mais pour le pouvoir qu’elle a de déclencher des meurtres sur son passage. Où qu’elle aille, dans les 24 heures, boum ! Un mec dans la sciure.    

Certains disent rêver sur commande, il leurs suffit de penser à une personne avant de s’endormir et le rêve suit. Je n’ai pas cette chance, les miens sont plus chaotiques et imprévisibles. Mais toujours raisonnables ! Et oui, il y a un blocage là-haut… je ne vous raconte pas !

Autre chose que j’adore, ce sont les images qui m’envahissent quand je ferme les yeux. Je ne dors pas, je ferme juste les yeux et je guette car je pense que ses images sont toujours là mais par manque de concentration on peut ne pas les voir. Parfois ce ne sont que des mosaïques qui ne veulent rien dire mais parfois des scènes d’une netteté surprenante. Vous aller me prendre pour un dingue pourtant je vous promets que c’est vrai, sans substance hallucinogène, je précise tout de suite. Je me vois courir dans la campagne en longeant une rivière mouvementée sous un ciel d’orage. Je cours, je cours aussi vite que courant. Quand soudain, je m’arrête net au bord d’un précipice et d’une chute d’eau vertigineuse, Niagara !

Ces images viennent souvent quand un sujet particulier me préoccupe. Elles sont parfois inquiétantes, souvent d’une infinie beauté et d’une précision surprenante. Il me faut les laisser aller à leurs guises car si je cherche à me concentrer sur une image particulière… tout disparaît pour ne plus revenir.

Peut-être que je passe trop de temps devant mon écran d’ordinateur, peut-être que le nerf optique, habitué à retransmettre des images, cherche-t-il sous l’obscurité de mes paupières à décoder des signaux indécodables. Il me restitue alors ce qu’il croit le mieux correspondre.

Ça non plus ce n’est pas sur commande.

Voilà Immuable, tu nous as bien occupé mine rien. Mais ça le valait bien, merci de nous faire rire tous les jours, ou presque, sur ton blog que tu vas lâchement abandonner pour trois semaine, galère ! Tu vas nous manquer.   

           

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