C’est la fête, ouais ! Enfin… c’était. J’en ai profité pour voir quelques films dont avant-hier : « Quelque chose à te dire. » C’est sans surprise mais sympathique. Plein de petites répliques intéressantes dans les dialogues. Une scène m’a fait sourire. Sourire seulement, parfois c’est pire… Cela vous est-il arrivé d’être le seul à ricaner bêtement dans une salle silencieuse. Lors d’une scène triste, tout le monde à la larme à l’œil, et là… une phrase… un détail… nous déclenche une crise de fou rire ! Bien sûr ceux qui nous accompagnent nous demande de nous taire. Et là c’est un vrai bonheur, qu’il est bon de rire quand c’est interdit ! Cette fois, ce n’était ni triste ni drôle à mourir, juste un peu comique aux vues de mes récents souvenirs.

Imaginez un quai de gare désert, l’un des personnages attend. Le train s’arrête, une porte s’ouvre juste devant lui et la deuxième personne à descendre : Mathilde Seigner ! Moi quand je vais gare de Lyon ça ne se passe jamais comme ça ! La dernière fois, je n’étais pas seul à attendre. Il faisait froid, des annonces incompréhensibles, des pigeons qui bombardaient… Heu… Les annonces… pas toutes ! Celles pour nous rappeler ce que nous savons déjà, c'est-à-dire : Qu’il est interdit de fumer, interdit d’abandonner lâchement ses valises et ses enfants, interdit de parler aux pigeons… Tout cela c’est super net, on comprend tout du premier coup. Mais dès qu’il s’agit d’annoncer l’arrivée du train que nous attendons… Le mec change de micro, de " voix " aussi – déformation professionnelle sans doute – et il nous hurle un truc incompréhensible. Tout le monde se regarde avec des yeux de « keskidi ? »

Enfin le train arrive… oui, mais non, ce n’est pas le bon ! Enfin le vrai train arrive et une marrée de voyageurs en descend, une vraie manif sur le quai. A chaque seconde nous croyons reconnaître ceux que nous attendons. Non, trop vieux, trop jeune, trop moche… Soudain, ils sont près de nous, pliés de rire, car eux nous ont reconnus de loin !

Alors arrêtez de me faire rire avec vos scènes de retrouvaille sur des quais déserts.

D’un autre côté, si j’étais réalisateur – j’ai dit « si » - je ferais pareils, je virerais tout le monde car je n’aime pas qu’on me regarde quand je travaille !                 

 

 

 

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