En vérifiant l’orthographe du mot « délire » avec mon petit dico magique, qui me donne aussi instantanément la signification du mot, que vois-je apparaître ? « Egarement de l’esprit causé par la maladie ! » Voilà, je vous aurais prévenu !

 

Ce soir-là j’étais allé au théâtre avec des amis.

-           Quelle pièce ?

-           Je ne sais plus… Un combat de femme.

-           Ah ! Ce n’était pas une pièce de théâtre mais un match de catch !

N’avez-vous jamais été envahi de découragement, au point de renoncer à expliquer ?

Je n’étais pas venu pour la pièce mais pour l’ambiance et pour les acteurs. Nous étions tous assis au premier rang (puisque Stephan en a décidé ainsi.) J’ai toujours aimé les théâtres mais ce soir-là j’appréciais encore plus d’y être. J’avais stressé comme un malade sur le périphérique, coincé dans les bouchons, car Charlotte nous avait bien prévenus :

-           Si vous arrivez en retard, ils ne vous laisseront pas entrer.

Les boules, faire tout ce chemin et rester à la porte ! Finalement, j’étais arrivé à l’heure et on m’avait laissé entrer. Je suis toujours étonné dans ces cas-là, l’impression de rêver. Désirer quelque chose, se faire une joie d’y aller, douter… puis finalement y être !

Tous les blogs potes des acteurs étaient là, ne quittant pas ce rideau rouge des yeux, ce rideau qui maintenant n’en finissait pas de ne pas vouloir se lever. Les trois coups enfin… rideau !

Quand Nora entra en scène, je ne fus pas surpris, elle ressemblait bien au quart de demi photo qu’elle avait affiché sur son blog. Tous les acteurs étaient comme je me l’étais imaginé ou plutôt comme Charlotte les avait décrit.

Stephan à ma gauche se pencha vers moi :

-           Qu’est-ce qu’il a dit ?

-           Je n’en sais rien, je n’ai pas compris avec son accent…

Quand je connais déjà la pièce, les dialogues sont secondaires et il est vrai que Lew a un accent… bonjour ! Alors je fais comme pendant les films en VO, je lâche un moment les sous-titres pour me concentrer sur le jeu des acteurs. Dans ces cas-là, il ne faut pas me poser de question. Déjà, ça dérange tout le monde et ça m’énerve passablement.

Deux minutes plus tard, c’est Jade qui s’en mêla en me posant brutalement une main sur le bras ! Elle est folle de me faire ça dans le noir, ça fait flipper quand on ne s’y attend pas.

-           C’est trop émouvant, j’ai envie de pleurer.

-           Et bien pleure !

Pas besoin de me broyer le bras pour ça et de me demander l’autorisation ! C’est fini ? Je peux continuer de suivre la pièce ? Entre Stephan qui ne comprenait rien et Jade qui fuyait des yeux… J’avais un peu de mal à me concentrer moi ! Et les gens derrière qui n’arrêtaient pas :

-           Chuuut !

Tous les acteurs jouèrent super bien mais ce n’était peut-être pas utile, Jade, de les applaudir en plein milieu d’une scène ! Là, tu aurais dû me demander l’autorisation. Et les gens derrière :

-           Chuuut !

-           Prenez-lui chacun une main, me souffla Stephan.

Hey, vas-y ! Tu crois qu’elle va se laisser faire ? Si elle résiste, on va se faire virer !...

 

Excusez-moi du délire mais c’est ainsi : un mot, une phrase et me voilà parti, imaginant… l’inimaginable ! C’est peut-être plus facile d’écrire à plusieurs.

Merci de l’idée Stephan et désolé : toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne saurait être que volontaire.     

 

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