Puisque nous sommes partis dans le délire, je t’avais prévenu Jade : il ne faut pas me pousser, continuons… Je m’en fous, je le classerai dans la catégorie: «  Moi aussi je peux être très lamentable ! »

Hier, Charlotte disait : « Je n’ai qu’à m’imaginer que ça s’est passé comme ça. » Dans ce domaine, je suis le roi de l’imaginaire (suivi de très, très près en ce moment, je l’avoue !) Je le suis surtout avec tous les fantômes qui me hantent. Je ne veux pas parler de ceux qui sont morts, (ceux-là sont relativement sages.) mais des autres, ceux qui vivent ailleurs et que je vois plus.

Evidement, le risque avec le temps étant de mélanger les rêves et la réalité.

Ainsi dans dix ans, vous pourriez dire à Jade : « Mais si, rappelle-toi, à l’époque tu vivais avec Stephan, vous alliez souvent en vacances à Miami et Alexis était trop gentil avec toi. Comment t’appelait-il déjà ? Jade chérie ! Oui, c’est cela ! » (J’en profite au passage pour soigner mon image de marque.) « Il nous faisait croire qu’il avait écrit un livre, qui n’est jamais paru ! Oh la crise ! Qu’est-ce qu’on a rigolé quand on a découvert qu’il avait deux femmes et six enfants ! »

Ben quoi ! Certains politicards arrivent bien à nous persuader qu’ils sont honnêtes. Pourquoi n’arriverai-je pas à vous faire croire que je suis un jeune écrivain hétéro, que j’ai une Opel et des cheveux ?  

  

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