Je peux passer des heures à chercher des idées, rien ne vient. Et savez-vous pourquoi ? Tout simplement parce que ce n’est ni l’heure ni le lieu. J’hésite à continuer… au risque de passer pour un frappadingue mais bon… pas plus que d’habitude !

J’ai remarqué qu’il y a deux lieux propices à la méditation : c’est mon lit ou ma voiture ! Et si !... (C’est monsieur Ibsen qui m’a prouvé qu’on pouvait le faire : un point d’exclamation suivi de trois petits points de suspension. Alors, plus question de m’en priver car j’avoue que ça me manquait un peu ! Et puis ici... j'ai le droit!) Ainsi, il me suffit donc de m’allonger ou de m’asseoir au volant pour que les idées commencent à pleuvoir. Lorsque je viens d’écrire quelque chose, qu’il est tard et que je pense avoir tout dit, il me suffit de vouloir dormir… pour que soudainement, une fois, deux fois, dix fois… Je me relève aussitôt, je rallume ma chère lampe de chevet, chope une feuille et un stylo et j’écris… j’écris… Car si je ne le faisais pas, je sais que le lendemain je n’en aurais aucun souvenir !

Un autre moment propice, comme ce matin, c’est au réveil. Que faisait mon cerveau pendant que je dormais ? Même si je considère qu’il est dangereux de lui confier les clefs de la maison en mon absence, j’avoue que parfois il m’épate. Je me réveille une idée en tête et me voilà reparti à écrire. Les idées fusent alors dans tous les sens, pas facile après d’y mettre de l’ordre.

Ainsi ce matin, ce sont vos paroles qui me reviennent. D’abord celles de Charlotte dans l’une de ses réponses aux coms de l’article : « Mon.. journal ? » Tu disais : « Cette blogo-thérapie me fait du bien. J'ai l'impression un peu de tenir salon avec vous tous les soirs; je ris, je pleure ou j'ai le souffle coupé. Mais c'est toujours bon! »

Nous avons tous besoin de parler et encore plus besoin d’être écouté. Mon toubib me disait un jour :

-           Quand nos enfants nous parlent, il faut tout lâcher et essayer de comprendre ce qu’ils ont peut-être du mal à nous dire. 

Puis voyant ma tête et devinant sans doute ce que j’allais lui dire, il se ravisa :

-           Oui je sais, dit-il, je parle comme un livre mais je ne suis pas mieux que vous.

Alors, j’en ai rajouté. Ainsi ne soyez pas étonné quand vous lirez ce livre, si la mère de Bryan ne comprend jamais ce que son fils a tant de mal à lui dire.

Je vous ai déjà parlé de mon dentiste mais jamais de mon toubib. J’aime bien discuter avec lui, non pas que ce soit un excellent médecin, entre ses mains j’ai un ami qui est mort et le fils d’un autre qui a failli y rester, mais c’est un mec cool qui fait ce qu’il peut. A force de voir des jeunes drogués défiler dans son cabinet, il a décidé d’en sortir et d’aller à leur rencontre dans les lycées, de discuter avec eux avant qu’il ne soit trop tard. C’est du bénévolat, tous les médecins ne le font pas. Quand il y va, il ne met pas son dernier costume et son nœud papillon…

Ce même jour, il me disait :

-           Dans le temps, quand les gens avaient besoin de parler et de se confier, ils allaient se confesser à l’église. Mais comme aujourd’hui ce n’est plus la mode, ils viennent chez le médecin et s’épanchent ici.

Moi j’ai remarqué une chose docteur, quand je viens chez-vous, c’est vous qui vous épanchez ! Bon, j’avoue souvent vous tendre la perche… à moins que ce soit vous !

J’aurais dû faire psy. Non, ou j’aurais pleuré avec mes patients ou ils m’auraient tellement énervé qu’oubliant que je suis souvent de mauvais conseil, j’aurais été capable de leurs en donner !

 Je repensais aussi à ce qu’écrivait Stephan : « Mais Alexis c’est avec plaisir car au moins là je vois le sens du mot communauté sur Internet. Pourvu que cela dur... »

Oui Stephan, nous en voyons tous le sens. Ce n’est pas par hasard que je suis tombé un jour sur l’un de tes articles au titre révélateur : « Il faudrait bien que je lui dise… » Et qu’ensuite de blog en blog je sois arrivé chez-vous.

Tout cela pour dire que nous ne nous sommes jamais rencontrés mais nous finissons, sous certains aspects, par nous connaître mieux que nos propres familles.   

     

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