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Hier midi, j’étais encore écroulé de rire devant ce cher journal télévisé.

 

Pour bien comprendre cette joyeuse hilarité (on n’ose plus dire gai), note au passage ces belles parenthèses Lionel, il faut remonter quelques années en arrière. Oh, si peu ! Quelques 2063 ans, pas plus, à la grande époque où toute la Gaule était occupée par les romains… Toute ? Et non. Un petit village faisait de la résistance, comme on fait des menhirs. Situation qui agaçait passablement notre coléreux Julot.

Heureusement qu’il y avait déjà des trous du cul de technocrates fraîchement sortis de la NEA (Nouvelle Ecole d’Affranchis) et bourrés d’idées…, jamais la même !

L’un d’entre eux « Caius Saugrenus » persuada César de pervertir nos irréductibles ancêtres en inventant un marché et un cours du menhir. (Je suis subrepticement, et sans en avoir l’air, en train de vous résumer « Obélix et compagnie »).

Après les avoir acheté très cher à Obélix, cet intarissable dément eut une nouvelle idée : revendre ces inutiles menhirs aux romains sous prétexte qu’on peut tout vendre à condition que :

A – Ce soit utile

B – Ce soit confortable

C – Ce soit amusant

D – Cela rende jaloux les voisins…

Très bonne dernière idée qui ne fonctionnerait plus aujourd’hui ! Ainsi chaque romain voulu son menhir gaulois. Ceux qui n’en avaient pas étaient vraiment des pauvres types ! Tout fonctionnait bien…, au début. Car « l’industrie du menhir romain » s’empara du marché sous le slogan qui ne marcherait pas non plus de nos jours : « Achetez Romain ». Tout cela ne faisait pas les affaires de Jules qui ne parvenait plus à écluser ces menhirs gaulois. J’adore les dialogues :

 

Jules – Depuis quand les romains fabriquent-ils des menhirs ?

Malentendus – Depuis que les gens en achètent Ô  César.

 

Malentendus étant le Représentant de l’Industrie du Menhir romain.

Hélas, les sauvages assauts de la concurrence et de la contrefaçon étrangère (égyptienne, grecque et phénicienne) portèrent un coup fatal à l’économie romaine en faisant chuter le cours du menhir. Bref…, la cata !

 

Mais quel rapport avec le journal de la Une ? Cool mec, j’y arrive avec ce magnifique mais terrifiant reportage sur l’industrie de l’hostie lourdaise.

Explication :

 

La fabrication et la vente « d'hosties de Lourdes » fut pendant longtemps « du pain bénit » pour les dix-sept sœurs cloîtrées du monastère de la Visitation de Lourdes. Car avec ces hosties-là, faites à base de farine de blé et d’eau bénite de la Lourdaise grotte,  tu peux faire deux fois plus de vacheries à n’importe qui, t’es tout de suite pardonné. Sans déc’ ! C’est cool !

Hélas, depuis la flambée des cours du blé en 2007 et l’arrivée de la concurrence et de la contrefaçon des entreprises laïques italiennes, espagnoles et même américaines qui proposent du pain consacré à un prix plus bas grâce à des machines très performantes, le prix du sachet de 1000 galettes est passé de 11,30€ à 20,59€.

Du coup, de nombreux prêtres et aumôniers français ainsi que les étrangers en pèlerinage dans la cité mariale ne viennent plus passer commande à Lourdes. Tout fout le camp ! Mais attention, méfiez-vous de l’eau étrangère : la formule n’est pas la même ! Le pardon est plus long mais tu peux faire autant de vacheries. Ouf !

 

- Depuis quand les entreprises laïques fabriquent-elles des hosties ?

- Ben…, depuis que ça se vend bien ô Bernadette !  

 

Ce qui m’a le plus interpelé dans le reportage c’est de voir les bonnes-sœurs triturer les hosties à mains nues, sans gants. Si Monk voyait ça ! Car qui peut prétendre avoir les mains propres ? Après tout cela, si vous ne tombez pas malade lors de votre pèlerinage à lourdes… Ça tient du miracle !

 

Tu vois Lionel, de la délinquance des jeunes de l’antiquité à la vente d’hosties ou de menhirs…, rien n’a changé : c’est toujours le bordel ! 

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