Alexis Aubenque - 2

Je viens de commencer ce roman d’Alexis Aubenque, écrivain connu, prix Polar 2009… Bref la classe quoi.  Je n’y suis pour rien si dès les premières pages je suis mort de rire :

Page 017

— Qui êtes-vous ? fit-il d’une voix pâteuse.

Quelques lignes plus loin :

      Et alors ? fit-il d’un ton peu conciliant.

Pages 029

      Oui ? fit Logan en se tournant vers son sergent.

Page 030

      C’est encore moi, shérif, fit Nunn.

Page 031

      Nous n’en aurons pas pour longtemps, fit Blanchett en prenant les devants.

Page 032

      Oui, fit-il la gorge serrée. Etc.

Je vais les compter… je vous dirai…

Par contre page 19 j’ai trouvé une petite idée intéressante :

« Logan lui avait donné sa bénédiction. Mais avait-il eu le choix ? Serait-elle venue s’il la lui avait refusée ? Il pinça les lèvres. Il connaissait la réponse. Mais c’était aussi cela qu’il aimait chez Hurley, une certaine forme d’indépendance. Les amants meurent de se dompter l’un l’autre. »

Là, pas de doute, il y a du vécu Alexis. Pourtant dans « La chanson des vieux amants » Brel disait :

« Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre »

Qui a tord ? Qui a raison ? Faut-il impérativement s’affronter pour avoir l’impression d’exister ? Ou vivre en paix et s’ennuyer à mourir en espérant qu’un jour, un évènement imprévu, un grain de sable, vienne enfin mettre un peu d’animation ! Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que dans les couples, (homos ou hétéros) je n’ai jamais compris ce besoin de dominer l’autre, d’où la tendre guerre. Ça aussi c’est du vécu.  

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