« Longtemps, j’ai fait des cauchemars, je me réveillais en hurlant, trempé de sueur : alors, j’ai appris à tutoyer les fantômes. »

Ce n’est pas de moi mais de Cédric Erard dans « J’ai pas sommeil. »

J’adore cette expression : « Tutoyer les fantômes. » Je n’ai jamais su expliquer les rêves et je ne tiens surtout pas à comprendre les miens. A l’inverse de Lew, je revois rarement ceux qui sont déjà partis, j’aurais plutôt tendance à tuer ceux qui sont encore vivants.

Si Lew écrivait hier : « Lew : Ne jamais dormir... » Voici ce que j’écrivais vendredi. Je l’ai laissé tel quel.

 

Je ne sais pas ce que sont vos rêves, excepté ceux de Pribislav puisqu’il nous les raconte sur son blog « Les rêves de Jérémie. » Les miens sont souvent d’une stupidité verticale. Avec toutefois un avantage : aussi horribles soient-ils, ils ne sont jamais prémonitoires. Heureusement car sinon, j’aurais déjà enterré la moitié de ma famille. Ils ne sont pas toujours désagréables mais raisonnables dans leurs incohérences. Les mêmes fantômes reviennent y trainer leurs guêtres, pour certains pas aussi souvent que je le souhaiterais. Alors je passe des nuits entières à les chercher en vain.

Je vous ai déjà raconté mes histoires de loups et de cigognes, récemment c’était un lion qui avait élu domicile dans le jardin. Genre celui de la Métro Goldwyn Meyer, grande gueule mais pas méchant pour deux ronds. On avait fini par l’apprivoiser, jusqu’à ce que mon cousin vienne l’énerver à coups de bâton. Comme d’hab. une connerie à faire… mon cousin est là. Imaginez un mélange de Zorro et de Gaston Lagaffe, voilà c’est lui ! J’ai fini par l’attacher. Le lion, pas le cousin. Dommage ! Puis je l’ai confié au bon soin de la police municipale… le lion. Bien sûr, ils n’en voulaient pas. Z’ont pourtant fini par le prendre. Hey ho ! C’est mon rêve, c’est moi qui décide. Enfin pas toujours…

Cette nuit, j’avais un enfant supplémentaire et un autre qui était mort. Mais nous n’en étions pas certains car il était toujours chaud ! De ce fait nous hésitions à l’enterrer, nous ne sommes pas des sauvages quand même.

Le pire c’est qu’au réveil, pendant quelques angoissantes secondes je ne sais plus s’il est réellement mort. L’horreur. Vu l’état du lit ce matin, je ne saurais dire contre lequel j’ai le plus lutté : le lion ou la mort ? Je m’améliore, je n’ai pas étranglé la lampe de chevet !

Quand mon fils m’a téléphoné ce midi, je ne lui ai rien dit mais j’étais trop content d’entendre sa voix. Plus préoccupé par le timbre de cette voix, qu’attentif à ce qu’il me demandait.             

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