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L’hiver, je n’ai pas trop envie de voyager. C’est stupide, ce devrait être au plus froid de l’hiver que je devrais avoir des désirs de soleil et de sable chaud. Et non ! Par contre dès que les « beaux jours » arrivent… (j’ai mis entre guillemets, car je ne sais pas si cette expression convienne à la saison que nous traversons) pour faire simple je dirais : dès que les grandes vacances approchent, je commence à taper du pied.

En fait j’aime toujours voyager, il faut juste me secouer un peu pendant la période d’hibernation.

J’aime rencontrer et discuter avec les gens que je n’ai pas vu depuis un certain temps ou ceux que je ne connais pas, pour peu qu’ils aient quelque chose d’intéressant à dire évidemment.

Ainsi la semaine dernière, sur les bords de l’Atlantique, je me suis bien marré. Mais n’est-ce pas un peu normal ? Bon…, pour ceux qui n’auraient pas compris… marrée – Atlantique… jeux de mots !

Pendant ces deux jours, j’ai appris plein de choses : des dictons, des mots d’enfant et de fleuriste aussi.

Le dicton qui me fait toujours poilé c’est :

« A La Garnache

Il y a autant de putains que de vaches

Mais à Challans

Il y en a tout autant… »

Pour apprécier, le minimum, c’est évidemment de n’être né ni à Challans, ni à La Garnache. Il est con comme la lune ce dicton, mais si vous voulez me voir sourire les jours de morosité, le résultat est garanti, de même que pour celui qui me le ressort de temps en temps, avec ce petit sourire jubilatoire.

J’aime tout autant les réflexions de ma petite nièce qui a grandi (6 ans) et qui reste très lucide sur ses talents aquatiques. En natation, pour reprendre ses propres mots, elle était la meilleure du groupe des minables. Ce qui lui valut le droit, de passer dans le groupe des meilleurs. Vous me suivez ? Hélas aujourd’hui, elle est la plus minable des meilleurs !

Si vous aviez le choix, dans quel groupe préféreriez-vous être ?

Et en cette mémorable journée, j’ai fini ma tournée chez le fleuriste, qui en la circonstance était plutôt du genre féminin. Ainsi en ce jeudi matin, après l’avoir attiré sur le trottoir (vous n’allez pas me croire, mais je vous promets qu’il y avait longtemps qu’une femme ne m’avait pas suivi aussi facilement !).

      Je voudrais cette fleur à 32 euros.

      Alors là…, justement…

J’ai tout de suite senti qu’elle allait me contrarier.

      Je voudrais vous proposer celle-ci, que nous venons de recevoir et qui est en promotion à 40 euros.

Quand je prends à gauche, je déteste les gens qui me disent : « Ben pourquoi t’as pas pris à droite ? »

Or là justement…, non contente de me contrarier, j’ai vaguement eu l’impression qu’elle me prenait pour un gogol.

      Et pourquoi celle qui est en promo, est-elle plus cher que celle qui ne l’est pas ?

      Ça n’a rien à voir, on ne peut pas comparer.

      Vous avez raison, arrêtons les comparaisons. Je vais prendre la bleu à 32 euros.

Têtu le mec ! Non mais des fois !...    

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