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Ce livre « Ma vie d’avant » est-il autobiographique ?

 

Un peu ! Même si certains éléments sont vécus. Je ne pense pas avoir autant souffert que Kevin de mes amours de jeunesses. Quand à savoir si je suis tombé amoureux de mon meilleur ami étant ado. Non je ne crois pas... J'ai pu être attiré. Mais ce ne fut pas le grand amour, ni le coup de foudre... Pour la bonne et simple raison que je n'avais jamais cru au coup de foudre... Jusqu'au jour où… je m'en suis pris un en plein sur la tronche. Mais pour résumer l'idée, je reste convaincu que l'amour fusionnel quelque soit l'âge fait forcement souffrir que l'on ait 15, 25 ou 35 ans. Surtout quand il conduit à une impasse (mauvais timing, rejet de l'autre, ou non acceptation de sa nature) Je pense que c'est le lot de tout les ados ou jeunes adultes gays d'avoir connu l'amour impossible pour des raisons aussi diverses que variées... mais aussi d'adulte. Maintenant, il est évident que certaines situations et propos ne sont pas imaginaires... loin de là. Le vrai thème du livre selon moi, c'est le questionnement suite à un échec sentimental. Des questions qui restent bien souvent sans réponse. Et l'impact que peut avoir le passé sur le futur. Comme l'a écrit Nietzche : « Souviens-toi d'oublier ». Il avait sans doute raison, puisque, je sais que le passé-peut être un fossoyeur du présent et du futur. Et ça je l'ai vécu.

José.

 

 

Tu vas regretter de m’avoir entraîné dans ce genre de débat, José. Car bavard comme je suis, et intarissable sur le sujet, je vais vous saouler avec mes réponses, au point de pouvoir écrire un quatrième tome !...

Est-ce que je suis tombé amoureux de mon meilleur ami à l’adolescence ? Durant cette période de ma vie, je n’avais pas de meilleur ami (coup de bol !). Mes amours s’enchaînaient, à chaque rentrée scolaire, ou presque, je tombais amoureux indifféremment d’un ou d’une autre, jamais le temps de souffrir. L’amour le plus douloureux de ma vie (parce qu’impossible) j’avais 20 ans. Heureusement, selon le film que j’ai adoré, l’amour ne dure que trois ans. Une grâce de 6 mois me fut accordée, je n’ai souffert, comme un malade, que pendant deux ans et demi. Quand j’en suis sorti, je me suis promis de ne plus jamais revivre un tel cauchemar, promesse que j’ai à peu près tenue. J

Ce roman est-il autobiographique ? Un peu pour toi, un peu pour moi et le reste c’est parfois le vécu des autres. Lorsque Paul nous a dit qu’il avait failli prendre une douche avec le mec qu’il aimait à l’époque, et qu’il regrettait le manque de détails sur ce passage… Je ne savais pas quoi écrire. Toi, tu savais ! Beaucoup de personnages du livre existent ou ont existés sous différentes formes. Virginie, la jeune fille stupide, raciste, ne tenant pas l’alcool et homophobe… (la totale) est la copie conforme d’un vieux tonton qui cumulait toutes ces qualités… Il aurait pu être député européen ! Râââhhh ! J’déconne. Arnaud, Damien, Cyril… Ont existé, j’ai seulement changé les prénoms. Pour le père de Kévin, je n’ai fait que décrire ce que le beau-frère d’une amie faisait endurer à son fils. Quand à Élodie, Jérémy et son père : la copine, le copain et le père que j’aurais sûrement aimé avoir…

Le thème du livre : le questionnement suite à un échec sentimental, dis-tu… Oui, mais pas que… C’est aussi le problème de l’acceptation de soi. Accepter d’être différent de ce qu’on nous présente comme étant la normalité. Accepter le regard des autres ou faire l’effort de vivre avec. Accepter le choix des autres, leur indifférence, leur refus, leur peur aussi parfois…  Peut-on survivre à une grande déception amoureuse ?

Voilà, voilà !... T’en as encore d’autres des questions comme celle-là ?

Alexis             

 

 

Je savais quoi écrire sur la scène de la douche, car c'est ce que j'aurais aimé vivre avec mon « mangeur de pommes »... Peut-être aussi parce que j'ai vécu ce genre de scène avec un petit hollandais lorsque j'avais 17 ans... Un amour de vacances... 

Mais à l'époque, je n'étais pas gay... Non, non... Hors de question. Mais j'adorais toucher son corps et le mater à moitié à poil. Maintenant peut-on survivre à une déception ? Oui sûrement mais il faut du temps... ça aussi... ça apparaît dans le livre !

José.

 

« À moitié à poil… » sous la douche ! Ah bon … À mon humble avis, il ne devait pas l’être qu’à moitié ! J

Alexis.

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