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Tout le monde se souvient de la phrase mythique du feuilleton « Mission Impossible » :

« Ce document s'autodétruira dans cinq secondes… Bonne chance Jim ! »

J’ai parfois l’impression que ce slogan pourrait être adapté à la nouvelle littérature. Vu la piètre qualité des livres actuellement édités. Je veux surtout parler des reliures. C’est un peu comme les marguerites : un peu…, beaucoup…, pas du tout !... A peine avons-nous tourné la page, qu’elle nous vient dans les mains.

 

Lorsqu’un livre me plait, beaucoup…, passionnément…, je suis capable de le relire plusieurs fois. Faut pas le faire ! Les livres aujourd’hui sont prévus pour s’autodétruire à la fin de la première lecture ! Je me demandais pourquoi ils numérotaient les pages ? C’est pour nous faciliter la tâche au moment de les remettre dans l’ordre !

 

Je suis vraiment mauvaise langue, car le dernier bouquin que j’ai adoré : « Ce que j’étais » de Meg Rosoff, a, exceptionnellement, très bien supporté une relecture. J’ai aimé le style ainsi que l’histoire avec ses personnages énigmatiques, à commencer par le beau et mystérieux Finn.

Erwan me disait récemment, qu’un auteur n’était pas tenu de tout expliquer du comportement des ses personnages. Et il a raison, mais dans ce roman, Meg, vous auriez pu nous en dire plus. 240 pages, ce livre aurait pu en faire davantage, car comme certains que je connais bien, Meg, vous ne nous avez pas tout dit ! Ces trous dans l’histoire sont le seul côté énervant, ce qui en fait peut-être aussi le charme. Le reste est parfait.

Un amour clandestin et platonique entre deux garçons, né de l'idéalisation du narrateur pour son ami Finn, un admirable et énigmatique Robinson solitaire. Amour difficile dans une société hypocrite, qui ne souhaite rien savoir des liens qui les unis, mais qui voudrait à la fin, les accuser de tous les maux.
J'ai aimé l'humour et la lucidité du narrateur dans nombre de petites phrases comme celle-ci : « Il avait l'air sournois, comme s'il doutait de son discours, comme s'il était conscient que je le soupçonnais d'en douter, comme s'il savait que j'en doutais également. »
Récit nostalgique d'un vieux monsieur : « J'ai un siècle. Mais mon esprit me ramène sans cesse à l'année de mes seize ans, lorsque j'ai découvert l'amour. »
Si, comme Hilary, vous avez aimé au même âge, vous adorerez ce roman.

 

Et si comme moi, vous avez cette fâcheuse habitude de toujours lire la fin avant le début… Surtout ne le faites pas, car celle-ci est particulièrement surprenante.   

 

Vous ne l’avez pas lu ? Je vous envie !      

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