Cet autre qui grandissait en moi - 1 

Cet autre qui grandissait en moi : pourquoi ce titre ?

En ce dimanche, je viens de prendre la décision de répondre clairement et sans équivoque à cette question que moult et moult lecteurs m’ont posée.

 

« Cet autre qui grandissait en moi » peut être interprété de deux manières, la première est la version que nous partageons avec Alexis et la seconde est plus une analyse personnelle.

 

Version 1 :

Durant l’adolescence, beaucoup de jeunes homos se retrouvent dans la situation de paradoxe ou le regard des autres, la pression sociale et l’éducation les poussent à faire le contraire de ce qu’ils souhaiteraient.

D’un certain point de vue leur conscience (cerveau) les pousse vers la raison, alors que leurs désirs (cœur) les poussent vers la passion.

Nous nous retrouvons (je m’inclus là-dedans puisque l’ayant vécu) avec un « alien » à l’intérieur de soi. Un autre, qui nous ronge, et nous oblige en quelque sorte à mener un combat où il n’y a, où il ne peut y avoir, finalement qu’un seul gagnant.

Et le temps passant,  cet autre continue à grandir puis un jour finit par sortir et prendre définitivement le dessus. Avez-vous vu le film Alien ? La comparaison est à mon sens la meilleur que l’ont puisse faire. Lorsque cet autre arrive à maturité, soit il décide de sortir en détruisant mais en soulageant son hôte (coming-out), soit c’est l’hôte qui décide de le détruite avec le risque potentiel de vivre malheureux, ou du moins pas heureux, le restant de son existence.

 « Cet autre qui grandissait en moi » résume donc les années d’acceptation de sa nature profonde, durant la jeunesse, pour la grande majorité des gays.

 

Version 2 :

Analyse très personnelle qui pourrait résumer l’état d’esprit de toute personne tombant amoureuse. Durant cette période, chaque individu a l’impression que la personne qui partage sa vie évolue aussi à travers lui. Elle grandit, progresse… Je crois, que toutes relations sentimentales poussées, engendre cette réaction. Le sentiment d’avoir l’autre en permanence dans la tête, ne pas passer une heure sans penser à sa moitié, se dire dans des moments d’angoisse où de doute : « Mais que ferait-il à ma place ? ».

Le titre peut résumer l’état d’esprit de Kevin face à cette situation. L’utilisation du passé dans le titre est un indicateur de l’état actuel de cette relation : Passée. L’utilisation du terme « Autre » marque bien, à mon sens, la distance qu’il a pris vis-à-vis de la personne qui, à une époque, grandissait en lui.

 

Merci José pour toutes ces explications qui collent tout à fait avec le texte. 

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