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À la page 336 du livre « Si tu avais été… » Bryan dit à sa mère pendant son coming out :

- Ah ouais ! Un monde parfait ! Eh bien, je ne le suis pas, ni ordinaire, ni parfait. Mais je ne suis pas non plus ni un monstre, ni un dégénéré… Ce n’est plus une maladie mentale. Je suis comme je suis, tu ne me referas pas. Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Je me suis seulement laissé aller à suivre mes sentiments. Est-ce un crime ? Je n’ai pas le droit d’aimer ? Si ! Mais pas lui, c’est ça ? Seulement, on ne choisit pas. Tu crois qu’on peut lutter contre ? Tu crois que je n’ai pas essayé ? Mais plus je me refusais d’y croire et plus je l’aimais ! Qu’est-ce que j’y peux ? – Je posai ma main sur la table. – Si je dis à cette main de ne pas bouger, elle ne bouge pas. Mais je n’ai pas ce pouvoir sur mon esprit, ceux qui croient l’avoir se trompent. Tu crois qu’on peut commander à son cœur d’arrêter de battre ? Tu crois qu’on peut faire taire ses sentiments ? Tu crois qu’on peut les refouler au plus profond de soi, pour s’en libérer ? Tu crois que ce n’est qu’une question de volonté ? Non, on ne peut pas. J’ai essayé tout ça en vain. Tout a refait surface avec une force décuplée, j’ai cru que j’allais devenir fou !

 

Certains lecteurs sembles choqué par l’expression : «  Ce n’est plus une maladie mentale. » Ils préfèreraient lire : « Ce n’est pas une maladie mentale. ».

Mais l’importance du « Ce n’est plus… », c’est que l’homosexualité fut longtemps considérée comme une maladie et un dérangement mental. J’écrivais hier que la dépénalisation l’homosexualité datait de 1982, erreur, c’était en 1985.

Comme je faisais des recherches pour ne pas dire n’importe quoi, je suis tombé sur des articles surprenants. Comme celui-ci : « L’homosexualité, c’est Quoi ? ».

Ben oui au fait, c’est quoi ?

 

« Il n’y a pas une définition précise, toute inclusive pour l’homosexualité. Il est peut-être plus facile de vous dire ce que l’homosexualité n’est pas.

Ce n’est pas un défait génétique.

Ce n’est pas un déséquilibre hormonal.

Ce n’est pas une maladie mentale.

Ce n’est pas le résultat d’être possédé par un démon. »

 

Mais alors, c’est quoi ? Quel suspens !

 

« On ne peut pas changer d’orientation aussi facilement qu’on allume et éteint une lumière. Il va de soit que nous avons toujours le choix en ce qui concerne nos décisions, que nous soyons homosexuels ou non. Nous choisissons d’obéir à nos émotions et désirs et de quelle manière. Le fait que nous ressentons certains désirs ne nécessite pas que nous y cédions. »

 

Bien sûr, c’est évident. Il faut seulement savoir que si vous n’y cédez pas…, vous deviendrez homophobes ! Et peut-être même député à l’Assemblée nationale. Fastoche ! 

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