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Lorsque j’entends un mot, une réflexion ou lorsque je vois une scène insolite, comme ces deux mecs face à face dans l’aéroport de Toronto… Je ne peux m’empêcher de prendre des notes.

C’était le mois de juin, il faisait beau, une saison qui n’existe que… (Non là j’abuse.) Deux beaux mecs d’une vingtaine d’années, face à face, j’aurais pu ne pas les voir en passant rapidement. Mais impossible de rater ce petit détail : l’un tenait son copain à pleines mains par le bas de son tee-shirt ! Qu’auriez-vous compris ? Quand on le retient en serrant aussi fort les deux poings ce ne peut être qu’une séparation difficile. Ça l’était.

Le temps de m’asseoir en salle d’embarquement et d’écrire cet "inoubliable" spectacle sur une des feuilles dont j’ai toujours plein les poches, au cas où… ce sont souvent des mots, des petites phrases qui ne veulent rien dire genre : « Il me tenait à deux mains par le bas de mon tee-shirt , comme s’il voulait m’empêcher de partir. »

Que faire de ces notes après les avoir prises ? J’ai une sale manie : je plie la feuille et la glisse discrètement dans la poche arrière de mon Jean. Faut pas le faire !

Car ce jour-là, ma femme me prit dans ses bras, en faisant ce qu’elle ne fait jamais, en glissant ses mains dans les poches arrière de mon jean ! Elle en ressortit ma petite feuille du bout des doigts en demandant :

      C’est quoi ça ?

      Ce n’est rien, dit-il en faisant subrepticement disparaître l’indice compromettant.

Car allez expliquer qui était ce « Il » qui me tenait à deux mains par le bas de mon tee-shirt, comme s’il voulait m’empêcher de partir !

Heureusement je n’avais pas de tee-shirt…   

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