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Je connaissais seulement son plus grand succès : « Travailler c’est trop dur », et c’est tout. Zachary Richard, cajun louisianais vie aujourd’hui au Québec.

 

A dix ans, Emile (son petit fils, handicapé neuromoteur), fit part à son grand-père d’un souhait : « faire un album ensemble ». Quand Zachary lui a demandé ce qu’il aimait, Emile lui a répondu avec beaucoup de spontanéité et d’assurance :


- J’aime la vie.

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J’ai toujours été étonné par l’énergie, la jovialité et leur volonté de vivre des personnes handicapés, quand d’autres, en parfaite santé, dépriment et parfois se suicident.  

 

Voici ce que dit Zachary de son petit fils :

 

« Ce qu’il a apporté dans cette aventure, qui n’était pas prévue dans mon parcours, c’est d’abord une étincelle. Toutes les chansons ont été conçues par lui. Je l’interrogeais sur le sens, la signification de telle ou telle idée. J’étais là pour le soutenir. Je suis embarqué dans le jeu sans trop savoir et c’est finalement devenu sérieux, poursuit Zachary Richard. J’ai fait mon travail, tout en servant de guide. Et ce garçon m’a inspiré énormément. Il m’a fait un immense bien. Il m’a permis d’aller rechercher des choses qui dormaient en moi. J’ai apprécié la fraîcheur d’Émile qui, contrairement à moi, est d’une désarmante simplicité. C’est le propre des enfants d’avoir cette sorte de regard sur le monde. Il a une très belle pureté d’expression. Moi, je suis un compliqué et un chiant ».

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Zachary et Émile se sont visités à maintes reprises entre le Québec et Paris, ville où habite le garçon. Le temps de production avait plus ou moins d’importance. Il fallait seulement bien faire le travail.

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Résultat, quatre ans plus tard, l’album « J’aime la vie » vient de paraître, et Zachary et Emile finissent une tournée en France.

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En regardant toutes ces photos, je me dis que, dans ton malheur, Emile, tu as bien de la chance d’avoir un grand-père comme Zachary.   

 

 
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