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À la fin du deuxième tome de ses souvenirs d’enfance, Marcel Pagnol, nous apprend la mort de sa mère, de son frère et celle son ami Lili. Il conclut e disant : « Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vire effacées par d’inoubliables chagrins. Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants. »

On peut ne pas leur dire, mais les enfants, autant que je me souvienne, ne sont pas idiots et devinent tout ce que nous ne leur disons pas. Ou fabulent sur ce qu’ils n’ont pas compris.

J’avais six ou sept ans et je me souviens d’un après-midi où j’entrais en courant à la maison en annonçant triomphalement un scoop à ma mère et ma grand-mère :

- La chatte va faire des petits !

Elles cessèrent instantanément toutes activités en me regardant avec surprise.

- Pourquoi tu dis ça ? me demanda ma mère.

- Le chat l’a mordu à la tête.

Elles éclatèrent de rire et je sortais dégoûté. N’empêche que je n’avais pas rêvé et quelques temps après, la chatte a réellement fait des petits. Ah ! Ça calme. Il l’avait bien mordu à la tête, mais je n’avais peut-être pas tout vu… Si elle s’était laissé faire aussi cette conne, il n’aurait peut-être pas eu besoin de la mordre à la tête.

Pour changer, je vais dire une monstruosité.

Plus tard dans ma vie, j’ai plusieurs fois repensé à cet épisode. En faisant l’amour avec des femmes, qui se contentaient d’écarter les cuisses en geignant pour feindre l’orgasme, je me suis souvent dit que j’aurais aimé qu’elles gigotent un peu plus, sans aller jusqu’à les mordre à la tête bien sûr ! On n’est pas des sauvages !

 

 

Ben quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ? J

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