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Dégouté ! Je suis dégouté ! Ma meilleure blague ne fonctionne plus. Au nord de la Loire, j’avais coutume de dire qu’il existait deux saisons : l’hiver et le 14 juillet. Enfin…, le 14 juillet, le matin. Car en général passé midi, il fallait chausser les bottes en caoutchouc. Mais cette année, vous n’allez pas me croire, dégouté : pas une goutte de flotte !

J’ai le souvenir de 14 juillet mémorables comme une année à La Baule. Il avait fait beau toute la journée et le soir nous étions partis en voiture pour voir le fameux feu d’artifice. C’est en remontant une des avenues principales, pour aller stationner sur le bord de mer, qu’un brouillard pas possible était venu de la mer. On ne voyait plus à deux mètres. Impossible de circuler, voitures bloquées sur place. Toute la famille m’avait alors lâchement abandonné. Ils avaient remonté l’avenue à tâtons en espérant trouver la mer. Nous entendions des pétards et voyions des lueurs dans le ciel. On se doutait qu’il se passait quelque chose, mais quoi ?

Un autre été, nous étions en Corrèze (largement au sud de la Loire). Il avait fait soleil toute la journée. Pendant que nous descendions vers la rivière, je me disais qu’il était cool d’avoir un si beau temps pour un 14 juillet. Pendant le feu d’artifice, de sournois nuages noirs avaient envahis le ciel et nous nous étions pris un putain d’orage à faire pâlir de jalousie les nordistes ! 

 

Tout fout le camp ! S’il se met à faire beau le 14 juillet, c’est que tout peut arriver. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas imaginer des douaniers sympathiques, des gendarmes courtois, des députés honnêtes… Peut-être même que prochainement, on apprendra à lire aux comités de lecture des grandes maisons d’éditions ou comment faire pour tourner les pages des manuscrits qu’ils reçoivent… Non franchement, c’est du grand n’importe quoi !  

Vous avez vu la photo ? Certains soirs, la concurrence est rude.                

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