Livre - bis
Si tu m’aimais vraiment…  Chapitre 4 (10)

 

J’étais furieux. Mes craintes se confirmaient. Nous étions en pleine folie et moi dans les problèmes jusqu’au cou. Je venais à peine de réaliser que je n’aurais jamais dû fréquenter Stéphanie. Toute liaison avec elle menait à une impasse. Je n’avais même pas eu le temps de lui en parler que les embrouilles commençaient déjà. Faire le mort n’était pas la solution. J’ai toujours détesté les situations ambiguës alors là, j’étais servi. En même temps, je ne faisais que récolter la zizanie que j’avais semée. Je savais qu’il me fallait revoir Stéphanie pour m’expliquer avec elle, même si je n’en avais aucune envie. Pourtant, là, c’était une urgence ! Comment ma mère avait-elle pu me faire une chose pareille ?

J’appelais Stéphanie pour lui expliquer que j’avais des choses importantes à lui dire. Elle me donna rendez-vous chez Lætitia le mercredi suivant.

-     J’aurais préféré te voir seul à seule.

-     Je n’ai rien à cacher à Lætitia, dit-elle.

Je n’insistais pas. Ce mercredi après-midi, je n’étais pas très fier pour m’expliquer devant les filles.

-     Ça va ? me demanda Stéphanie.

-     Pas terrible.

-     Et ta mère ?

-     En pleine forme ! Je ne sais pas ce que tu lui as fait mais elle était enchantée de faire ta connaissance. Elle est tellement ravie qu’elle veut te présenter à toute la famille !

-     Super !

-     Tu trouves ça super ? Stéphanie, ma mère déraille complètement. Lorsque je t’ai rencontrée ici, j’étais venu pour faire le point avec Lætitia. Je ne savais plus du tout où j’en étais. J’ai accepté de sortir avec toi mais je ne t’ai jamais rien promis.

-     Je sais, dit-elle.

-     Ma mère me met dans une situation délicate. Je n’ai pas envie de faire semblant. Je suis désolé, je n’avais pas l’intention de te faire souffrir… Je ne sais plus où j’en suis… Et ma mère qui comprend tout de travers. Je ne lui ai jamais dit que je t’aimais !

-     Bryan, si ta mère ne comprend pas, moi il y a longtemps que j’ai compris. Je ne suis pas idiote, si tu m’aimais vraiment, notre relation aurait déjà pris une autre tournure depuis longtemps. Ce n’est pas grave.

-     Tu vas me maudire !

-     Non, j’ai l’habitude.

-     L’habitude de quoi ?

-     De me faire larguer ! Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?

-     Ce n’est pas toi qui ne vas pas, c’est moi qui suis un gros connard.

-     Non, je ne crois pas, t’es un mec bien.

-     Ne te fie pas aux apparences, je suis tout le contraire d’un mec bien.

-     Bon, vous avez fini, dit Lætitia, avec les : « C’est de ma faute… non c’est de la mienne » ?

 

Retour à l'accueil