Alexis Hayden & José-René Mora

Cet autre qui grandissait en moi

Tome I – Ma vie d’avant

 

Cet autre qui grandissait en moi - 1 

 

 

 

Il n'y a pas de mot pour les décrire !


 J'ai lu les deux premiers tomes de « Cet autre qui grandissait en moi », et il n'y a pas de mot pour les décrire ! J'ai tellement ri, pleuré… en lisant ces livres. Surtout l'histoire de Kévin et Bryan… Le dernier chapitre a été une "torture" à lire d'une part car je ne voulais pas le finir d'autre part car j'ai pleuré du début à la fin. C'était tellement triste que j'ai du arrêter de lire un petit moment. J'étais complètement absorber par ces deux livres ! A chaque fois que je lisais j'avais l'impression de vivre avec les personnages. Ce qui m'a le plus fait de mal c'est que des histoires tragiques comme celle de Jérémy et Kévin ou bien celle de Bryan, il s'en passe tous les jours et parfois bien pire. Après avoir lu ces livres j'étais encore plus décidée à aider les personnes victimes d'homophobie. J'attends le 3ème tome avec impatience !!! :) 

(Commentaire d’une lectrice).

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Alexis Hayden & Erwan Angelofys

Cet autre qui grandissait en moi

Tome II – Si ti avais été... (Edition 2013)

Tome 2 - Nov 2013 - 3 JPG


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« Nous méritons toutes nos rencontres, disait Mauriac, elles sont accordées à notre destin et ont une signification qu’il nous appartient de déchiffrer… »

Bonnes ou mauvaises, que nous en comprenions ou non le sens et la portée, il est évident qu’elles nous préparent à vivre les suivantes.

Kévin méritait-il Jérémy, et inversement ? Se seraient-ils trouvés s’ils ne s’étaient pas cherchés ?

Toutes ces questions, les deux adolescents se les posent. Ces sursauts désespérés et inutiles, pour lutter contre eux-mêmes, contre l’impossible, contre la fatalité, seront-ils destructeurs et plus forts que leur amour ?

 

Une plongée au cœur d’une adolescence difficile et de ses problématiques intimes liées à l’homosexualité. Avec sensibilité et poésie, peut-être un brin de nostalgie, et surtout une sincérité et une force de caractère à couper le souffle, Kévin, le narrateur dit ses amours impossibles, les traumatismes de son enfance, son rapport à son père, ponctuant l’ensemble de ses réflexions d’adulte et de ses questionnements. Un récit fort, intense, où la joie de vivre et d’aimer l’emporte sur les conventions.

 

 

 

 

  Jamais je ne pourrai – Alexis Hayden (2012)

 9782748390919 r

 

Maxime, dix-sept ans, mal dans sa peau, cherche désespérément à fuir, à oublier tous ses problèmes : une mère trop présente, une petite amie perdue, un frère malade… Et encore doit-il endurer, durant ses vacances, un séjour à la montagne en compagnie de deux inconnus, Romain et Mathieu, qui l’énervent et qu’il méprise. Toutefois, pour que cette semaine change le cours de son existence, il lui faudra oublier ses préjugés. Car c’est à ce seul prix qu’il pourra faire le point sur sa vie et découvrir la richesse que peut lui apporter le contact avec ses deux complices de randonnée.

 

Au cœur des Alpes de Haute-Provence, au cours d’une excursion, trois jeunes se toisent et se heurtent, s’apprivoisent et se confient leurs zones secrètes. Des êtres pleins de forces et de failles, d’angoisses et d’attentes, de rancœurs et d’espoir, qui, à eux trois, portent les grands questionnements adolescents. Aussi est-il question de vie et de mort, de choix amoureux et de courage dans ce roman d’Alexis Hayden qui signe, avec réalisme et sans atermoiements, une aventure montagnarde et intérieure au cours de laquelle l’amitié s’impose – dans tous les sens du terme – comme bouleversante.

 

 

« Si tu avais été… » d’Angel of Ys & Alexis Hayden. (2009)

Livre - bis-copie-1 

 

 

Commentaires provenant du site Amazon.fr

 

Bouleversant.

Je me suis littéralement laissée emporter par cette histoire d'amour entre deux adolescents. Le récit est à la fois beau et tragique. Ces deux garçons, si profondément liés dans l'amour mais aussi dans la douleur, nous poursuivent bien après avoir tourné la dernière page.
Je ne regrette pas mon achat, guidé par les notes des commentaires, car j'ai passé un très bon moment. J'ai ouvert le livre et je ne l'ai plus lâché. Camille.

 

Un hymne à l'amour et à la tolérance.

Je viens de terminer ce livre et je suis bouleversé. En vacances, je voulais prendre mon temps, le lire tranquille, finalement j'ai dévoré les 465 pages en deux jours, je n'ai pas pu m'arrêter. Sujet délicat et toujours tabou, pas facile de parler de l'homosexualité à l'adolescence. Les auteurs le font avec humour et délicatesse sans jamais tomber dans la vulgarité. Tout y est : les difficultés d'assumer sa nature profonde, le questionnement face à des désirs que la « bonne morale » réprouve, l'isolement, l'incompréhension des amis, de la famille, l'homophobie...
Un roman plein de tendresse et d'émotion qui ne peut laisser indifférent, à plusieurs reprises j'ai été très, très ému par certains passages. C'est vraiment un hymne à l'amour et à la tolérance. Jondalar.

 

Que du bonheur…

Il y a 6 heures que je viens juste de terminer ce livre. Il m'a fallut deux soirs pour dévorer cette lecture avant de m'endormir, la tête pleine de Bryan et de Kevin. Dévorer n'est pas le mot juste : c'est vivre, ressentir, apprécier, compatir, souffrir, rire et pleurer en même temps qu'eux. Ce livre est magnifique. Je ne parle pas de style, de longueur et d'autres critères objectifs. Le seul critère qui m'intéresse c'est la faculté de ce récit à m'émouvoir. De me rappeler les moments heureux vécus à l'identique... ou presque.
La fin de ce livre est superbe ; on souffre avec Kevin, on pleure avec Bryan, je rêve de ces deux ado en m'endormant, je dors avec eux. Ce livre est un cadeau pour le cœur. Et ... il y a les blogs des deux auteurs, cité comme pour une invitation à les suivre dans leurs pensées et peut être prolonger l'extraordinaire émotion qu'ils m’ont fait vivre. Merci. Merci. Merci. Jean-Paul.

 

Livre fantastique.

Reçu ce livre en début d'après-midi, j'ai mis le nez dedans, et n'ai rien fais d'autre jusqu'a 4 heure du matin ! Les 230 premières pages sont très émouvantes, pleine d'amour, ensuite une partie très dure, cruelle, dommage que la fin est trop brutale, décevante, une histoire d'amour ne peut donc jamais bien finir ? Le livre pourrait avoir deux fins différentes, une noire et une rose ! Livre passionnant, j'ai pleuré à presque chaque pages ! Je n'ai plus envie d'acheter d'autres livres d'histoires d'amour gay, ils seront surement trop fade à coté de celui-ci ! Bernard.

 

 

« Ce que j’étais » 

Meg Rosoff

(Traduction française 2008)


Ce que j'étais

Tout le monde se souvient de la phrase mythique du feuilleton « Mission Impossible » :

« Ce document s'autodétruira dans cinq secondes… Bonne chance Jim ! »

J’ai parfois l’impression que ce slogan pourrait être adapté à la nouvelle littérature. Vu la piètre qualité des livres actuellement édités. Je veux surtout parler des reliures. C’est un peu comme les marguerites : un peu…, beaucoup…, pas du tout !... A peine avons-nous tourné la page, qu’elle nous vient dans les mains.

Lorsqu’un livre me plait, beaucoup…, passionnément…, je suis capable de le relire plusieurs fois. Faut pas le faire ! Les livres aujourd’hui sont prévus pour s’autodétruire à la fin de la première lecture ! Je me demandais pourquoi ils numérotaient les pages ? C’est pour nous faciliter la tâche au moment de les remettre dans l’ordre !

Je suis vraiment mauvaise langue, car le dernier bouquin que j’ai adoré : « Ce que j’étais » de Meg Rosoff, a, exceptionnellement, très bien supporté une relecture. J’ai aimé le style ainsi que l’histoire avec ses personnages énigmatiques, à commencer par le beau et mystérieux Finn.

Erwan me disait récemment, qu’un auteur n’était pas tenu de tout expliquer du comportement des ses personnages. Et il a raison, mais dans ce roman, Meg, vous auriez pu nous en dire plus. 240 pages, ce livre aurait pu en faire davantage, car comme certains que je connais bien, Meg, vous ne nous avez pas tout dit ! Ces trous dans l’histoire sont le seul côté énervant, ce qui en fait peut-être aussi le charme. Le reste est parfait.

Un amour clandestin et platonique entre deux garçons, né de l'idéalisation du narrateur pour son ami Finn, un admirable et énigmatique Robinson solitaire. Amour difficile dans une société hypocrite, qui ne souhaite rien savoir des liens qui les unis, mais qui voudrait à la fin, les accuser de tous les maux.
J'ai aimé l'humour et la lucidité du narrateur dans nombre de petites phrases comme celle-ci : « Il avait l'air sournois, comme s'il doutait de son discours, comme s'il était conscient que je le soupçonnais d'en douter, comme s'il savait que j'en doutais également. »
Récit nostalgique d'un vieux monsieur : « J'ai un siècle. Mais mon esprit me ramène sans cesse à l'année de mes seize ans, lorsque j'ai découvert l'amour. »
Si, comme Hilary, vous avez aimé au même âge, vous adorerez ce roman.

 

Et si comme moi, vous avez cette fâcheuse habitude de toujours lire la fin avant le début… Surtout ne le faites pas, car celle-ci est particulièrement surprenante.   

 Vous ne l’avez pas lu ? Je vous envie ! 


 

« Casse-toi » de Jean-Marie Périer. (2010) 

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Aux trois-quarts, je l’ai refermé. Moi qui déteste les livres ou les films qui laissent indifférent… Là, j’ai été servi. Je ne l’ai pas refermé parce que c’était inintéressant et mal écrit, au contraire. Après plusieurs témoignages Jean-Marie Périer écrit :  

« Je crains que cette succession d’histoires plus tristes les unes que les autres ne finissent par lasser le lecteur. »

Je n’ai pas été lassé, juste horrifié et révolté de tant de connerie, d’incompréhension et d’hypocrisie. Il m’a fallu plusieurs jours avant d’en reprendre la lecture. Je me disais que des homophobes je n’en ai jamais rencontré, enfin pas de ceux dont vous parlez. J’en ai certainement côtoyé car c’est monsieur tout le monde et rien ne nous laisserait imaginer ce qu’ils font subir à leurs enfants.

Un ami bloggeur dit toujours que les homophobes sont des homos contrariés. Plus le temps passe, plus je pense qu’il a raison. Beaucoup d’enseignants disent la même chose : lorsqu’ils ont en face d’eux des mômes (dès l’école primaire) qui affichent une homophobie exagérée, c’est souvent pour masquer une homosexualité naissante.

J’y pensais en lisant ce livre, j’avais l’impression que la violence des parents dont il est question ne peut s’expliquer que par la hantise qu’ils ont de retrouver leurs propres tendances chez leurs enfants. Alors quand ils sont confrontés à cette réalité qu’ils pressentent parfois, au lieu de les comprendre et de les rassurer, ils explosent. Lorsque nous retrouvons nos propres « défauts » ou ceux de notre conjoint dans nos enfants ne devrions-nous pas être plus compréhensifs ? Mais chez certains ça fait l’effet contraire, allez comprendre…

Le message n’est pas simpliste, c’est un témoignage poignant d’une réalité qui n’est pas près de changer. Maintenant que je l’ai lu je ne verrai plus les SDF de la même façon, et quand je croiserai un jeune sortant des sacs poubelle je me demanderai toujours si ce sont vraiment des poubelles ou ses valises.

 

« Homo-Ghetto » de Franck Chaumont. (2009) 

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Presque le même message, plus ciblé sur les cités des grandes villes, mais toujours la même  hypocrisie des parents et familles ne supportant l’homosexualité de leurs enfants que dans la mesure où ils la vivent ailleurs, où ils n’en parlent pas et où ils leurs décrivent au contraire une vie normalisée avec un partenaire imaginaire, qu’ils se garderont bien de vouloir rencontrer.

Bravo à ces deux auteurs pour leur travail d’enquêteur. Ils ont recueilli des témoignages édifiants dont certains font froid dans le dos...   

 

 

«  Un papillon dans la peau. » de Virginie Lou. (2005) 

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Un dernier roman moins récent. (2005) Une histoire se présentant sous la forme d’un journal où se mêlent un amour ambigu entre Omar et son ami Alexandre et la vie secrète mais aussi dramatique d'un adolescent. Pendant toute la lecture nous tentons de comprendre, de trouver une explication à l’enchevêtrement d’évènements et d’actes posés dans une relation conflictuelle entre trois personnes : Omar, attiré par Alexandre, ce dernier, rêveur insaisissable et son père, absent et sans finesse psychologique ne concevant son fils que comme lui-même.       

 

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