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Je l’adore cette voiture. Toujours de bonne humeur, elle démarre n’importe quand et au quart de tour, ne tombe jamais en panne. (vite me toucher le haut du crâne !) Elle est confortable – comme les huitres de Lino Ventura dans « La bonne année. » – elle ne prend pas l’eau et a même la clim ! Que demander de plus ? J’ai l’impression qu’elle a un petit quelque chose en plus. Certes elle n’est pas parfaite et a bien quelques petits défauts. La sobriété n’est pas son fort, elle boit beaucoup, ne sait pas se laver toute seule… Et en ce moment… pas terrible. On verra cela plus tard, elle comprendra j’en suis certain.

 

Quelque chose m’intrigue : je peux rester des heures chez-moi à chercher des solutions à des problèmes qui n’en n’ont pas. Que dalle ! Nada ! Rien ne vient. Je saute dans ma bagnole (j’en vois déjà rigoler, c’est imagé bien sûr) et tout bascule.

Parfois cela me fait peur. Je dois tellement m’emmerder au volant (les conversations avec le GPS étant très limitées) que j’ai souvent la tête ailleurs, au point de ne plus savoir où j’en suis sur la route. J’espère que mon nouvel assureur ne lit pas mon blog. Déjà que la dernière fois que je l’ai eu au téléphone, j’avais tellement la crève, que je suis parti à tousser comme un malade. J’ai crains un malus sur mon assurance vie ! Mais non.

 

A ce stade une petite explication s’impose. Il est deux coutumes pour ceux qui me connaissent :

1 – Dès que je commence à raconter mes petites mésaventures de voyage j’ai un pote qui s’empresse de me dire : « Qu’est-ce qui t’es encore arrivé ? »

2 – Lorsque je parle d’un ami, d’un collègue, d’un voisin… ceux de ma famille s’empressent à me poser cette hilarante question (pour eux) : « Est-ce qu’il est mort ? » Car il faut reconnaître que beaucoup le sont. (sont pas tous finis dans ma famille, hélas je crains que ce soit héréditaire !)

Plus nous traînons nos savates sur cette fichue planète, et plus nous avons de chance de les traîner derrière les corbillards de ceux qui ont ce manque de courtoisie : celui de se précipiter les premiers.

J’ai donc pris l’habitude en début de narration, et pour anéantir toute tentative de distraction,  de préciser, ou non, si le personnage principal est toujours vivant.

Ainsi j’ai le regret de vous annoncer que mon assureur est mort dans un accident de la route. Comme quoi…

 

Où en étais-je ? Ah oui ! J’en arrive à me paumer sur la RN 2. Il faut reconnaître, lorsque nous traversons la forêt, que rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre. Heureusement j’ai mes repères. Que ferait-on sans nos mateurs à Képi avec leurs jumelles ?

 

Et c'est là que je reviens subtilement à ma voiture. Je la soupçonne d’abriter clandestinement un petit génie malicieux et intrépide qui, m’interrompant dans mon activité favorite : le comptage des arbres sur la nationale, me souffle des idées géniales, que certains ne manqueront pas de trouver grotesques, mais qui me plaisent bien, je dois l’avouer. N’est-ce pas là la clef du bonheur : heureux d’être content ?

 

Bref, merci ma muse, merci ma Titine.

Et demain je vais à Paris… Je jubile déjà à la perspective de toutes ces idées géniales qui vont me tomber dessus… Nous allons devoir ajouter quelques chapitres. Tant pis !                 

           

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