Coluche-Le-Luron.jpg

Dans les années 70 de plus vieux que moi militaient pour l’union libre. C’était le cas de Brassens quand il chantait « La non-demande en mariage » J’adore le refrain :

« J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin »

En la réécoutant ce soir je remarque deux choses : déjà que tu ne chiquais pas à couper un mot en deux pour faire la rime mais ce n’est qu’un détail. Pour le reste du texte tu parlais surtout de cuisine, de casseroles, de confiture et de pot-au-feu. Si tu ne voyais les femmes qu’au travers de casseroles et autres ustensiles de cuisine il est clair qu’il ne fallait pas s’encombrer avec les formalités et les parchemins. D’autant que la tienne semblait être une fameuse selon la description que tu en fais dans « Misogynie à part »

 

«  Misogynie à part, le sage avait raison
Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison
En foule elles se pressent
Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier
Y a les emmerderesses

La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit
Elle relève à la fois des trois catégories
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout
Elle m'emmerde, vous dis-je. »

 

MDR. Je suis d’autant plier de rire qu’il y a toujours sur Internet et ailleurs des mecs pour nous expliquer les textes, les chansons ou la vie des auteurs. C’est le cas d’un certain L-J. Calvet :

 

« Au début des années 1950, Brassens rencontre une jeune femme née en Estonie, Joha Heiman, surnommée Puppchen : un amour au départ quasi-clandestin (Joha est mariée, et son mariage se disloque) mais qui va durer jusqu'à la mort de Georges, pendant plus de 30 ans, d'une façon assez particulière. (Très particulière… là c’est moi qui commente !)
Louis-Jean Calvet, dans sa biographie de Brassens, nous raconte qu'"ils vivront une vie commune séparée, chacun chez soi mais toujours ensemble. Chacun en effet a son appartement. Georges téléphone tous les jours à Joha qui passe le voir fréquemment; elle ira avec lui dans sa maison de campagne à Crespières puis à Lézardrieux, elle le suivra en tournée, toujours là, toujours dans les coulisses, veillant à tout. Mais en même temps, chacun gardera ainsi sa distance, sa liberté. »

 

L’histoire serait belle si tu n’avais, un soir de lassitude, écrit « Misogynie à part. » Je n’ai « utilisé » cette chanson qu’une seule fois, un soir où la mienne faisait aussi des prodiges. Volume 7 sur la chaîne Hi-fi, ce fut très efficace. Tout le monde me fit un peu la gueule le reste de la soirée mais bon… Non, pas tout le monde, j’eus aussi droit à quelques clins d’œil.  Surtout que moi… je n’avais rien dit ! Merci Georges pour ce répertoire si riche de messages.

 

Nous avons changé de siècle et de plus jeunes que moi militent maintenant pour le mariage !... Je n’y comprends plus rien.

    Et alors, tu es pour le mariage gay ? Et l’adoption ?

    Je ne sais pas… Je n’ai pas réfléchi… Faut-il absolument être pour ou contre ?

Ce qui me rassure un peu c’est que certains homos n’en voient pas trop l’utilité.

Ceci dit, ce serait bête de rater une si belle occasion de faire la fête. Alors oublions les casseroles, la confiture et le pot-au-feu. Et s’ils y tiennent… Marion-les ! Marions-les !

 

J’ai repris cet article, qui date un peu, comme entrée en matière mais ce serait trop long, je continuerai demain… ou plus tard. J’ai une flemme en ce moment ! Pourquoi sommes-nous l’une des rares espèces qui n’hiberne pas ? Ne cherchez plus les lézards, il y a longtemps qu’ils font dodo, l’hiver à l’ombre, l’été au soleil. Trop cool les mecs, vous êtes les seuls à avoir tout compris de la vie.  

 

      

Retour à l'accueil