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Ainsi donc, jeudi, José et moi étions au Salon du livre de Genève. Enfin…, surtout José. Vous n’êtes pas venu ? Vous avez raté. On n’a rien vendu, mais on s’est bien marrés. Je n’avais jamais passé cette frontière…, enfin… Je ne sais pas si c’est le mot approprié, car on ne m’a jamais demandé ma carte d’identité, ni à Roissy ni à l’arrivée (comme dans le temps !). Le seul moment où j’ai dû la présenter, ce fut le soir à Lyon, au moment de reprendre l’avion ! MDR. Je les ai trouvés charmants les Suisses. J’avais des préjugés, on m’en avait tellement dit du mal… Moralité : cela confirme ce que j’ai toujours pensé : les gens ne sont cons…, qu'avec les cons. J

Il s’est passé tellement de choses…, par où commencer ? Pourquoi pas par la fin ? Si nous avions des doutes, ils sont levés : nous ne sommes pas d’excellents vendeurs. Nous aurions dû faire payer les flyers, car là…, nous avons excellés. Et je me suis découvert une âme de troqueur. Et oui les amis, avec mon air con et ma vue basse, j’ai troqué un exemplaire de « Ma vie d’avant » (à 18 euros) contre le CD N°7 de Sonny Boy Williamson (à 15 euros) ! C’est cool non ? Moi faire grand troc dans pays à vous ! (Si vous ne vous souvenez plus des dialogues du film « Un indien dans la ville »…, ça ne vous fera pas rire évidemment !).

Pour ce qui va suivre, croyez-moi sur parole car je n’ai hélas ni photo, ni témoin excepté le CD de Sonny Boy Williamson. Si ça vous intéresse, je vous le fais à 25 euros ! J José venait juste de partir fumer sa clope, je vois un gugusse arriver, l’air jovial et devinez quoi ? Il a osé me regarder ! Ça au salon du livre…, faut pas le faire. Tous ceux qui ont osé hier, sont repartis avec des flyers. Tous, sauf lui précisément. A peine les lui avais-je proposés, qu’il déclinait l’invitation en me tendant le fameux CD. J’ai tout de suite senti venir l’arnaque : pas question de le lui prendre. Et moi, quand je dis « non », c’est non… Quand j’ai eu la CD dans les mains il m’a dit :

- Bon aller, dédicace-moi un livre.

Il était 16H45, nous partions 15 minutes plus tard. Le temps de comprendre où il voulait en venir, car j’avoue que dans de telles situations je suis un peu long à la détente…

- Lequel ?

- N’importe. Tu me conseilles quoi ?

Je lui ai donc refilé un exemplaire de celui dont nous avions le plus grand stock : « Ma vie d’avant ». Et écrit sobrement : « A Djahid. Cordialement. »

- Ah non ! s’écria-t-il, écrit-moi autre chose.

- Quoi ?

- J’sais pas, un truc révolutionnaire !

- Mais je ne suis pas un révolutionnaire moi, je suis un mouton !

Nous avons continué de plaisanter sur le sujet. Obligé d’ajouter : « Merci pour ton humour ». Comme Brassens, je suis né avec plusieurs siècles de retard. À l’époque j’aurais fait un redoutable troqueur. Sauf que…, échanger un livre à 18 euros, contre un CD à 15… J’ai encore quelques progrès à faire. Quoique…, c’aurait pu être pire : un poulet ou un lapin !

La suite pour demain. Il s’est passé tant de choses à Genève !...  

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