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Salon du livre de Genève. (Suite)

 

Nous étions à peine arrivés sur le stand de Publibook qu’un jeune homme, nous prenant pour des organisateurs du salon, nous demandait des renseignements pour son grand-père. (Auteur qu’il accompagnait). Quand il comprit sa méprise, il s’excusa en disant : « Désolé, vous ne ressemblez pas à des auteurs. ». Ah bon ! Et ça ressemble à quoi un auteur ? S’il faisait allusion à la photo ci-dessus… Non, nous ne ressemblons pas. Quoique… me concernant… le nez… faut voir !  Pour les cheveux et le costume, j’ai tout faux. Mais attendez, ce n’est pas fini.

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En Suisse comme en France, beaucoup de gens ont peur d’approcher (des auteurs) comme si nous avions le pouvoir de leur vendre des livres de force ! La prochaine fois José (à Montréal ou à Bruxelles) prévoir un grand écriteau du genre : « Approchez, nous ne mordons pas ». Comme vous pouvez le deviner sur la photo, à gauche de la chaise vide que j’occupais (après avoir dessoudé la première…, sorry !) se trouvaient quelques livres d’exposés. Les visiteurs s’y arrêtaient plus volontiers, et repartaient, comme c’était à portée de main,  avec des flyers… 

Ce qui est drôle, c’est que ce sont les gens qui me semblaient les plus renfermés, qui ont le plus discutés avec nous ! Comme quoi…, contrairement aux apparences,  je suis nul en psychologie. J’ai aussi remarqué que beaucoup de gens sont très maladroits pour clôturer une conversation. Les ruptures sont toujours difficiles !

Nous avons fait la connaissance d’une dame charmante et très intéressante : Raymonde Morizot. Auteur, entre autre, du livre « Voltaire dérange toujours ». Nous avons parlé de tout. Heureusement que José était là pour prendre le relais avec Rousseau, Robespierre, la révolution, l’église… etc. Tout y est passé. Il faut dire que José, grâce à Clément peut-être, est incollable sur toute cette partie de l’histoire de France. Quand soudain Raymonde se tourna vers moi en me posant la question qui tue :

- Vous êtes psychologue ?

J’en ai marrrre ! Tout le monde me prend pour ce que je ne suis pas ! Mais quand même c’est flatteur : j’aurais pu ! 

Deux dames, la soixantaine largement passée, se sont arrêtées devant notre stand. En regardant l’affiche de « Ma vie d’avant », l’une d’elle dit à son amie : « Ça me dit quelque chose ». Ça lui disait, mais pas assez pour en acheter un…

Lorsqu’elle m’a reconnu, une jeune fille qui passait s’est ruée directement vers moi en me posant la deuxième question qui tue :

- Vous auriez un mouchoir ?

- J’en ai plein, et des livres aussi !

Mais elle n’a pris que le mouchoir, et deux flyers !

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