Tome 2 - Nov 2013 - 3 JPG

Le premier éditeur m’avait suggéré de solliciter les bibliothèques et médiathèques…, afin de leur caser quelques livres. Comment ? Vous ignorez la différence entre une bibliothèque et une médiathèque ? C’est pourtant simple : la bibliothèque c’est dans une petite ville ; la médiathèque c’est la même chose mais dans les grandes villes, où les impôts locaux sont hors de prix. Si mon père était encore là, il vous expliquerait que cela s’appelle du détournement d’argent public… Mais faut pas le dire. Ce qui fait qu’après avoir payé les murs, ils n’ont plus de pognon pour acheter des bouquins. C’est bête hein ?

 

J’ai quand même suivi le conseil de l’éditeur et sollicité plusieurs biblio-médiathèques. Après m’être pris plusieurs râteaux au téléphone, j’ai décidé de changer de tactique. Les arguments étaient toujours les mêmes : on ne commande pas un livre comme ça !... Il faut passer devant une commission, une sous-commission… Bref, presque faire un référendum dans la ville…

 

Je leur ai envoyé des mails, leur signifiant que s’ils étaient intéressés je pouvais leur offrir un livre. Sur une vingtaine, je n’ai eu que deux réponses.

 

Alors, changeant encore de technique : j’ai envoyé un livre aux bibliothèques de 17 grandes villes de France, avec une belle bafouille et un peu de cirage pour les pompes. En espérant qu’ils pourraient intégrer ce livre dans leurs collections, s’il correspondait aux attentes de leurs lecteurs… Bla-bla-bla-bla-bla…

 

Manifestement, ça ne correspondait pas. Deux m’ont répondu (deux femmes), en me remerciant et en m’assurant que le livre avait trouvé sa place dans leur collection. La dernière me souhaitait même une longue carrière d’écrivain. Cool. Merci madame.

 

Trois autres personnes ne m’ont pas répondu mais le livre figure dans leur catalogue. Et enfin, une cinquième ville, après référendum je suppose, vient de mettre « Si tu avais été… », dans son catalogue. Cool.

 

Quant aux douze autres bibliothèques, je n’ai jamais reçu de réponses. J’ignore ce qu’ils ont fait des livres. Peut-être les ont-ils jetés, ou offerts à Noël (à la limite je préfèrerais). Non, ce n’est pas le genre de livre qu’on offre à Noël. J

 

 

Reizer n’est plus là pour le dire, je vais donc le faire à sa place : « On vit une époque formidable ». J       

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