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Mercredi… curieuse journée. Mes co-auteurs restent en contact et me font des promesses ! Cool. J Il fait beau. Mon avion est prévu à l’heure et une bibliothèque vient d’accepter mon dernier bouquin sous réserve d’une lecture favorable. Super !

En fait, je n’aime pas quand tout va bien, je redoute le pire et ça ne rate pas. L’avion est garé je ne sais où, mais pas sur l’aéroport, qu’il nous faille encore un maudit bus pour y aller.

Les avions sont toujours aussi petits et toujours aussi sales. Le passager avant moi a posé son front sur le hublot, comme ces gens qui ne peuvent s’empêcher de toucher les écrans d’ordinateur pour mieux voir, et y a laissé quelques traces graisseuses d’ADN. Les zébras dans la graisse tendent à prouver qu’il lui restait des cheveux. Vu la hauteur de la tâche graisseuse sur le hublot, je dirais : taille moyenne, avec des cheveux et semblait respirer par le nez ou pas très bavard, car aucune trace de postillon ! Quand on s’ennuie… on s’occupe comme on peut, et il vaut mieux écrire des stupidités sur l’inconnu qui nous a précédés ; plutôt que de dire du mal de l’UMP !

Le vol prévu à l’heure est finalement parti avec 25 mn de retard, tout redevient normal, ouf ! Me voilà rassuré.

Retard dû au bus, car transporter au bout du bout de l’aéroport 100 passagers avec un seul bus de 75 places… ça prend du temps forcément.

Pendant l’énoncé des consignes de sécurité, le stew interrompt ses commentaires, pour reprendre un passager un peu exubérant qui faisant le con dans l’allée centrale avec ses potes, comme on reprend un élève turbulent :

     Monsieur, s’il vous plait !

Le monsieur se calme et s’assoit tout penaud. Bien fait pour lui, il n’avait qu’à écouter ! MDR !

Comme d’hab, décollage à l’est et en retard… ça n’aide pas quand on va à Rennes via Nantes !

Après demi-tour, on a fait une verticale Paris, j’ai tout vu : la Seine, l’île de la cité, le champ de Mars, la tour Eiffel… Oups ! J’ai posé mon front sur le hublot ! Je n’ai pas résisté à l’envie de marquer mon territoire. Finalement, le passager d’avant n’était pas si petit que ça. Romney avait raison : on devrait pouvoir les ouvrir ! J

On nous a refait des promesses insensées : Temps de vol 45 mn et beau temps à l’arrivée ! Rââââh les blagueurs, c’est plus fort qu’eux, ne peuvent pas s’en empêcher. C’est bon, je sais où je vais.

Entre deux lignes, je feuillette « Libération ». Le titre à la une, à propos de l’élection à l’UMP, me fait poiler de rire : « La foire du trône ». On a eu Pépin le bref, nous voilà avec Jean-François Coupé.

« Début de descente et arrivée dans 18 minutes » nous hurle le commandant de bord dans les haut-parleurs nasillards. Et pour prouver qu’il ne déconne pas, il sort direct les aérofreins. L’avion se met à vibrer de partout… Il va descendre comme un taré, je le sens, moi qui suis un peu enrhumé, je vais souffrir des oreilles.

C’est beau Nantes vu du ciel. Oups ! J’ai reposé mon front sur le hublot. Aurais-je chopé la grosse tête ?

J’ai été déçu, moi qui espérais atterrir à Notre-Dame des Landes…

Je ne sais pas si c’est toujours la sécheresse, mais pardon… il reste encore de l’eau dans la Loire !

J’arrête-là : je n’ai plus de place sur la feuille qui me sert de carte d’embarquement. Si cette exécrable douanière me la demande encore à l’arrivée… je vais être mal, mal, mal !     

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