que passe le vent d avril 344

Nous avons souvent tendance, lorsque nous lisons un roman, à nous identifier à l’un des personnages et à vivre l’aventure à ses côtés. Ainsi, la dernière page tournée, si nous sommes déçus de la conclusion nous imaginons ce qu’aurait pu être la vie de notre héros s’il n’avait pas fait ceci ou dit cela…

En relisant le livre de Jean Busson « Que passe le vent d’avril » je réalise que toute l’histoire est suspendue aux trois premières lignes du roman :

   « Alain, mon petit, je ne te comprends pas. Tu es ridicule de rester ainsi enfermé par une si belle journée. Laisse ce livre, voyons ; tu auras le temps de lire ce soir. »

 A cet instant, Alain ne pouvait imaginer qu’il avait entre les mains le pouvoir de vivre une magnifique histoire d’amour ou de la tuer dans l’œuf, selon s’il fermait son livre ou s’il continuait sa lecture… Trop dangereux la littérature !

 J’ai donc (hélas) fini de lire « Que passe le vent d’avril » pourtant…, j’ai fait durer. Il est génial ce bouquin. J’ai bien aimé les réactions différentes des deux héros. J’en suis presque jaloux : aurait-il fallut donner cette indifférence à Jérémy dans « Ma vie d’avant » ? Non, ce n’était pas le même propos. Ce qui est surprenant dans ce livre, c’est qu’il est facile de s’identifier aux deux personnages. Je parle pour moi bien sûr. Je n’ai jamais su dire à un mec que je l’aimais, si j’avais pu le faire, je pense qu’à la vitesse où j’enchaînais les amours… J’aurais souvent joué les Jean-Marc ou les Alain. Je veux parler de la traitrise ou de l’infidélité, appeler cela comme vous le voulez.

 

Un livre (plus édité) qui mériterait d’être aussi connu que « Les amitiés particulières » et plus agréable à lire.     

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