A 20 ans, j’ai eu la chance de travailler avec un Monsieur génial « Robert ». Il avait deux fois mon âge, un fils, un peu plus jeune que moi, j’avais tout à apprendre de lui, mais j’ai plusieurs fois eu cette impression que, pour mieux comprendre son fils, il me demandait souvent mon avis. Hélas, mon pauvre Robert, je crains de ne pas t’avoir été d’un grand secours. Ce qui me faisait le plus peur, c’était l’incidence que mes réponses auraient pu avoir sur ses rapports avec son fils.

La devise de Robert était : Il n’y a pas de honte à ne pas savoir ». Le problème dans la vie, c’est que… ceux qui savent, ont toujours tendance à prendre les autres pour des cons.

Exemple, ce journaliste qui s’amuse à tester la connaissance générale de Justin Bieber, en le branchant sur la chapelle Sixtine. Sans vouloir défendre à tout prix l’idole des jeunes, pour mon médiocre anglais, j’avoue ne pas bien faire la différence, phonétiquement parlant, entre « Sixtine chapel » et « sixteenth chapel ». J’aurais pu être canadien !

J’admire les gens qui ont une connaissance générale très étendue, mais je crains, encore une fois, que ces quelques gigas de plus de mémoire, ne les rendent guère plus intelligents.

Robert, tu avais raison, il n’y a pas de honte à ne pas savoir.

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