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Qu’est-ce qu'il t’est encore arrivé ? Peu de chose cette fois, pendant ce voyage dans le grand nord canadien, si ce n’est que… Contre les 20°C annoncés nous avons eu -4°C toute la semaine avec en prime un petit vent glacial venu direct de la banquise… Mortel ! Enfin, pas tant que ça, puisque nous avons survécus… Alors ils nous ont fait le coup de la Bretagne : « Si tu étais venu la semaine dernière…blabla… » A les croire, à une semaine près nous avons raté la canicule, Niagara ne coulait plus et les ours se lamentaient en dansant autour des grands lacs à sec…

Par « peu de chose » j’entends : pas de grandes catastrophes mais plein de petites choses sympas. Comme cette femme en larmes dans l’aéroport…

    Et tu trouves ça sympa ?

    Maaiis ! Laisse-moi m’expliquer au lieu de t’énerver !

Je ne peux que comparer à mon vécu, je suis toujours content de partir mais encore plus de rentrer. Il m’en faut peu pour être heureux, comme disait Baloo ! A la fin des vacances, où au début c’est selon, dans les gares, les aéroports, j’ai souvent vu des jeunes pleurer au moment des adieux. Ce matin à Roissy, c’était une femme d’une cinquantaine d’années qui était en pleure dans les bras de son mari. Amoureuse comme au premier jour. A n’en pas douter, ce premier jour ne pouvait dater de plus de trois ans. Ou peut-être n’était-ce pas son mari ! Mais qui alors ? Son frère ? Son amant ? C’est fou ce qu’une larme (je crois qu’elles étaient deux) peut susciter comme questions.

Peu importe l’âge, une femme qui pleure me retournera toujours le cœur. Ce qui a augmenté mon malaise c’est que lorsqu’elle a réalisé que je l’observais – pourtant discrètement mais dans ces cas-là un regard suffit – je l’ai vu faire un effort pour ravaler ses larmes. Désolé madame de vous avoir coupé dans votre élan émotionnel, vous n’auriez pas dû.          

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